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Meeting du 27 octobre : Kimbuta invite le FCC au respect des lois sur les manifestations publiques
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a pris acte de la tenue du meeting du Front Commun pour le Congo(FCC) prévu ce samedi 27 octobre au stade Tata Raphael dans la commune de Kalamu.
Le numéro 1 de la ville a répondu dans une correspondance datée du 25 octobre 2018, dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET.
Le FCC, convient-il de rappeler, avait saisi le numéro un de la ville de Kinshasa le 22 octobre dernier au sujet de son meeting populaire.
Dans sa missive, André Kimbuta a invité les organisateurs au strict respect des lois de la République, en matière des manifestations publiques.
Notons, à la suite des animateurs du FCC, notamment le coordonnateur de son comité stratégique, le professeur Néhémie Mwilanya, que cette première sortie officielle du FCC est une occasion de réaffirmer sa détermination à aller aux élections le 23 décembre, et de célébrer la démocratie à travers le choix historique du président Kabila de ne pas se représenter à la prochaine présidentielle.
Par ailleurs, a-t-il appuyé, ce meeting sera également l’opportunité pour ce regroupement dont l’autorité morale est le président de la République Joseph Kabila, de présenter son candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary.
Rappelons que les opposants aussi organisent ce vendredi 26 octobre une marche pacifique pour boycotter la machine à voter et exiger le nettoyage du fichier électoral.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
