Société
Médias : L’UNPC débute avec les travaux de préparation de son congrès
L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), en perspectives de son congrès prévu au plus tard le mois de juillet prochain, débute ce lundi 22 mai 2023, avec les travaux du Comité scientifique.
Cette information vient d’être confirmée à la rédaction de CONGOPROFOND. NET, par son Secrétaire Général, Jasbey Zebgia, qui a pris le soin de nous transmettre aussi le programme des activités.
En effet, il s’agit d’une première phase de réflexion qui va s’étendre en cinq jours, soit du lundi 22 au vendredi 26 mai 2023, au cours de laquelle les participants sont appelés à identifier tous les textes statutaires et réglementaires de cet organe d’autorégulation des médias et à collecter les contributions de chaque section, ainsi que celles des experts.
C’est pourquoi, dans le cadre des préparatifs desdits travaux, le Vice-Président de l’UNPC, Modeste Shabani Bin Sueni, s’est adressé à ses pairs, pour demander leurs contributions.
» Estimés Présidents et Présidentes des sections de l’Union Nationale de la Presse du Congo, comme il a été prévu en prélude de la tenue du congrès extraordinaire de notre corporation, les travaux du comité scientifique, consistant à revisiter nos textes normatifs, commencent ce lundi 22 mai 2023 au centre de formation grandissons ensemble en ville « , a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : » Ces travaux se feront en deux épisodes qui prendront en tout dix jours. Le premièr épisode sera composé de cinq experts, trois professeurs du secteur et deux juristes « .
Ce faisant, a-t-il martelé : » Il est donc demandé, à tous et toutes, d’envoyer vos contributions et propositions via les sections, d’ici dimanche 21 mai courant.
Les présidents des sections les canaliseront au Secrétariat général de l’UNPC « .
Notons que cette première phase sera sanctionnée par un avant projet de nouveaux textes normatifs de l’UNPC, qui prendront en compte les nouveautés de l’écosystème médiatique de la République Democratique du Congo.
Signalons qu’après cette première phase, une deuxième phase est prévue et va regrouper 25 personnes, pendant cinq jours egalement, pour recevoir le rapport des experts, amender et adopter, article par article, cet avant-projet des textes, qui, finalement sera présenté au Congrès extraordinaire pour être amendé et adopté par les congressistes.
Précision, par ailleurs, que ces travaux qui se déroulent à Kinshasa, sont financés par INTERNEWS.
Bref, nous pensons que des résolutions susceptibles d’aider la profession des journalistes en RDC y seront dégagées, à la grande satisfaction de tous les professionnels des médias.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
