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Médias : les journalistes des radios communautaires en formation sur le traitement des informations pendant les crises sanitaires
Il s’est ouvert, ce lundi 26 octobre 2020 à Béatrice Hôtel, la formation des journalistes des radios communautaires de Kinshasa sur le traitement des informations afin de renforcer leur capacité pendant cette période de crise sanitaire due à la Covid-19 et la maladie à virus Ebola.
Au cours de cet atelier de 3 jours, les journalistes des radios communautaires auront un guide qui reprend toutes les étapes nécessaires à la maîtrise de l’investigation journalistique et au traitement de l’information sur la Covid_19.

Jean-Pierre Ilbudo, représentant pays de l’UNESCO en RDC
Selon le représentant de l’UNESCO en RDC, Jean Pierre ILBOUDO, il s’agit tout au long de cette formation d’équiper les journalistes face à l’adoption des comportements nécessaire de Santé afin de lutter contre la propagation d’infox ou fakenews. Il encourage les journalistes à un engagement pour une meilleure sensibilisation des populations.
Pour lui, la diffusion d’une information par les journalistes doit passer par des étapes de recherche, de validation, d’analyse et de synthèse des informations avant toute diffusion.

Jolino Makelele, ministre de la communication et médias
Ayant donné le go de ces assises, le ministre de la Communication et des médias, David-Jolino Makelele, a quant à lui rappelé aux journalistes participants à cette formation, qu’ils ne peuvent négliger le rôle qu’ils jouent dans la société entant que les leaders d’opinion.

Eteni Longodo, ministre national de la santé
Présent à l’ouverture de cette formation, le ministre de la Santé, Eteni Longodo, a félicité l’UNESCO pour cette initiative combien louable. Il a demandé aux chevaliers de la plume d’user de leurs canaux de communication pour sensibiliser les populations à prendre conscience des risques qu’elles courent lorsqu’elles ne mettent pas en pratique les conseils des médecins.

Notons que cette activité se tiendra pendant trois jours dans le strict respect de mesures barrières de lutte contre le coronavirus. Ces assises s’inscrivent dans le registre des nombreuses actions que mène l’UNESCO et la même formation avait commencé par Lubumbashi et maintenant c’est le tour de Kinshasa, le deuxième bénéficiaire.
Dorcas Ntumba et Rebecca Kuedi/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
