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Médias : Émile Yimbu plaide pour l’ouverture d’un bureau de l’UNPC au Kwango
Le journaliste Kwangolais Émile Yimbu, correspondant de CONGOPROFOND.NET, a mis à profit sa participation à la journée nationale de la liberté de la presse, qui a consacré la célébration de 40 ans d’anniversaire de la liberté de presse en République démocratique du Congo.
Faisant d’une pierre deux coups, ce chevalier de la plume a rencontré les personnalités influentes à la tête de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) et plaidé en faveur de l’ouverture et l’installation de la structure dans sa province du Kwango.
Après avoir échangé avec le journaliste sportif de la chaîne de télévision nationale de la RDC, Kabulo Mwana Kabulo, Émile Yimbu a été reçu par le nouveau président de l’UNPC.
Dans son plaidoyer, Émile Yimbu a présenté la situation des médias au Kwango, la situation sécuritaire des journalistes, et le besoin d’implanter une section autonome dans la province. Il a notamment rappelé que les journalistes de la province du Kwango se retrouvent sous l’autorité de la section de la province du Kwilu et n’ont aucun contact ni avec cette section logée à Bandunduville, ni avec les instances nationales.

Pour lui, cette situation ne s’explique pas au regard de la décentralisation et du découpage territorial qui a consacré la naissance de la province du Kwango et au regard de développement de la profession dans la province du Kwango.
Les autorités nationales de l’UNPC ont donné des garanties, assurant que cette problématique sera corrigée dans les meilleurs délais. Rendez-vous a été pris pour la finalisation de ces entretiens au siège de l’UNPC et l’amorce du processus.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
