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Médias : Consterné par l’interpellation de Stanis Bujakera, le Groupe Next Corp appelle à sa libération immédiate

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Le groupe Next Corp, propriétaire d’Actualite.cd, est consterné par l’interpellation vendredi soir à la veille d’un week-end, de son directeur de publication adjoint Stanis Bujakera. Ce dernier se rendait à Lubumbashi ce vendredi et a été arrêté aux environs de 20h30 à l’aéroport de Ndjili par deux individus se présentant comme des officiers de police judiciaire et emmené au commissariat provincial de Kinshasa. Il y a passé la nuit sans être autorisé à recevoir de la visite. La direction de Next Corp a finalement pu le rencontrer ce matin et s’assurer que notre collègue soit finalement assisté par un avocat. 

Stanis Bujakera est un journaliste internationalement reconnu. En plus de ses fonctions à Actualite.cd, il est également correspondant de Jeune Afrique et de Reuters. Il est un modèle pour ses jeunes confrères et pour toute la profession.

En mars dernier, Stanis Bujakera a déjà été menacé de poursuites par le ministère de la Défense pour avoir relayé un paragraphe du compte-rendu du conseil des ministres publiquement distribué par le ministère de la Communication. Stanis Bujakera a vécu sous cette menace trois jours avant que la plainte ne soit finalement retirée. Il continue de faire depuis l’objet de menaces régulières, y compris sur les réseaux sociaux.

Le groupe Next Corp appelle les autorités à libérer immédiatement notre confrère et à mettre un terme à ce qui ressemble de plus en plus à une forme de harcèlement. Il appelle à ce que les droits de Stanis Bujakera, y compris celui d’informer, soient respectés.

Le journalisme n’est pas un crime.

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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

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Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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