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Médecins ukrainiens en renfort : Kiev tend la main à Kinshasa

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L’Ukraine, en pleine guerre de survie face à l’invasion russe, continue de déployer une diplomatie active sur le continent africain. Ce mercredi 7 mai 2025, son ambassadeur à Kinshasa, Vasyl Hamianin, a annoncé des perspectives de coopération sanitaire ambitieuses avec la RDC. Une main tendue, en blouse blanche, dans un moment où le système de santé congolais suffoque.

En effet, l’ambassadeur d’Ukraine en RDC, Vasyl Hamianin, a rencontré le Secrétaire général à la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Sylvain Yuma Ramazani. Une rencontre décrite par le diplomate comme « enrichissante et inspirante », au cours de laquelle ont été abordées plusieurs pistes concrètes de coopération entre Kiev et Kinshasa.

Parmi les annonces fortes : l’éventuelle arrivée de médecins ukrainiens en RDC pour appuyer les services de santé. Une promesse symbolique et pragmatique à la fois, qui tranche avec l’inaction ou les demi-promesses de partenaires pourtant plus proches géographiquement.

Un partenariat sanitaire ambitieux

La proposition ne se limite pas à une aide ponctuelle. Elle envisage un partenariat direct entre les deux ministères de la Santé, englobant des domaines aussi cruciaux que la médecine de terrain, l’épidémiologie, la médecine clinique, l’hygiène et la santé publique.

À l’heure où les hôpitaux congolais sont souvent livrés à eux-mêmes, mal équipés, sous-financés, et où le personnel médical est régulièrement en grève, cette coopération offre une lueur d’espoir-pour peu qu’elle se concrétise au-delà des communiqués diplomatiques.

Former les soignants de demain

Autre axe de la coopération évoqué : l’accès élargi des jeunes Congolais aux formations médicales en Ukraine. Un signal fort, dans un contexte où le pays peine à renouveler ses effectifs médicaux qualifiés. Kiev, malgré le conflit armé qui l’éreinte, propose d’ouvrir ses instituts aux futurs médecins congolais.

Un paradoxe ? Non. Une stratégie : alors que la Russie manie la propagande en Afrique, l’Ukraine mise sur la coopération concrète, humaine et technique.

Diplomatie de la santé ou diplomatie de l’influence ?

Ce geste de Kyiv ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une offensive diplomatique ukrainienne plus large sur le continent africain, où la bataille pour les soutiens internationaux se joue aussi dans les hôpitaux, les écoles, et les projets de terrain.

À Kinshasa, cette proposition arrive à point nommé. Elle interroge aussi : la RDC saura-t-elle saisir cette main tendue ? Le Ministère de la Santé osera-t-il s’engager, dans un partenariat exigeant mais porteur, avec un pays qui incarne aujourd’hui la résilience ?

L’Ukraine, un allié inattendu dans les couloirs de l’hôpital congolais

Tandis que d’autres chancelleries africaines se contentent de discours, l’Ukraine propose des actes. Médecins, formations, échanges d’expertise : à Kinshasa, cette diplomatie de la santé mérite mieux que des remerciements protocolaires. Elle mérite un suivi, un engagement réel. Parce que le malade, lui, n’attend pas.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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