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Me Kenzo Mukendi : 2 messes d’action de grâce à Kinshasa pour l’an 2 de sa mort

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Décédé depuis le jeudi 01 juin 2017 suite à une crise cardiaque, aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), Me Kenzo Mukendi va totaliser deux dans quelques jours depuis qu’il a rendu l’âme, soit le samedi 01 juin.

De ce fait, ses proches organisent des messes d’action de grâce à la mémoire de l’illustre disparu dans deux lieux différents dans la capitale.

Sa famille biologique, à travers sa sœur Carole Kapinga Tshimanga, a rendu public un communiqué pour une messe d’action de grâce qu’elle organise ce 01 juin 2019 à l’Église catholique la Résurrection dans la commune de Lemba au quartier, Salango Sud à 15 h 30.

« Nous invitons toute personne ayant connu Me Kenzo Mukendi à venir à cette messe pour se rappeler avec elle, leur frère et ami brutalement arraché de leur amour », a dit la sœur du regretté Me Kenzo Mukendi.

Quant à la veuve de ce grand mécène sportif, Sandrine Tomaku, elle organise également une messe d’action de grâce le même jour en la paroisse Saint Anne dans la commune de la Gombe à 16h00. Le même jour à 9h, ses proches et elle iront déposer une gerbe des fleurs à sa tombe de la nécropole « Entre Ciel et Terre » où repose pour l’éternité le champion.

Pour rappel, Franck Kenzo Mukendi était secrétaire général de la Fédération congolaise de taekwondo (FECOT), mais également trésorier général-adjoint du Comité olympique congolais (COC), instance qui pilote les fédérations sportives de la RDC.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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