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Actualité

Me Charlène Yangazo : « La RDC a la meilleure loi en Afrique sur les droits des réfugiés… »

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En marge de la clôture des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, la commission nationale pour les réfugiés CNR a sensibilisé ce jeudi 10 décembre 11 communautés des réfugiés de Kinshasa sur la Loi numéro 0021/2002 portant statuts des réfugiés en RDC. Plusieurs juristes ont pris la parole tour à tour pour éclairer la lanterne des réfugiés au sujet de leur statuts sur le sol congolais.

Pour Me Noël de la CNR, cette loi qui a été promulguée par le chef de l’État, se réfère à la Convention de Genève de 1952. Il est revenu sur ce que stipule la loi quant aux droits des réfugiés. Hormis les droits politiques, les réfugiés jouissent du même traitement que les nationaux. Cependant, ils ont le devoir de se plier aux lois et exigences du pays d’accueil par peur des représailles.

Me Charlene Yangazo est revenue sur les avantages accordés par la RDC par rapport à d’autres pays africains.

D’après elle : « Sur le plan théorique, il faut reconnaître que la RDC a la meilleure loi portant statut des réfugiés en Afrique. Cette loi numéro t021/2002 contient tout un arsenal juridique qui protège les droits des réfugiés, lequel est constitué des normes internationales et même locales.
« Le problème se pose au niveau de l’applicabilité de ces lois. Dans les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, il n’est pas toujours facile de suivre à la lettre toute la législation en matière de défense des droits des réfugiés. Ce qui est vrai la RDC a enregistré plusieurs avancées significatives en ce qui concerne les droits des réfugiés.
A la question du respect de la dignité humaine, un des piliers de la déclaration universelle des droits de l’homme, sujet de son exposé, Me Charlène Yangazo reconnaît que les femmes subissent plus des violences que les hommes pendant leur fuite. Cependant, pour les femmes et les jeunes filles, a affirmé cette avocate près la CPI : « nous faisons d’abord un travail de sensibilisation. nous menons des plaidoyers auprès de ces femmes car elles ignorent leurs droits et obligations en tant que réfugiées. Nous essayons d’éveiller leur sens de maturité, leur conscience de manière à les apprendre à se défendre elles-mêmes ».

Notons que les réfugiés urbains de Kinshasa ont salué cette initiative prise par la CNR, une maison qui leur a été fermée pendant 10 ans. Maintenant qu’elle est accessible à tous, ils y viendront soumettre leurs problèmes désormais.

Ils recommandent par ailleurs à la CNR d’améliorer sa politique d’accompagnement pour leur permettre de jouir effectivement de leurs droits de « réfugiés » comme le stipule la loi et ne plus être victime de discrimination.

Rappelons que depuis plusieurs années ces réfugiés n’ont aucun document de voyage. Cependant, Me Noël leur a rassuré que leurs passeports seront bientôt disponibles, ceci leur éviterait de penser qu’ils sont pris en otage en RDC.

En rapport avec certaines difficultés que rencontrent les réfugiés de Kinshasa, le représentant du UNHCR a déclaré que des efforts sont fournis pour qu’un maximum d’accompagnement soit accordé à tout réfugié.

Cette journée du 10 décembre coïncide avec la célébration de la journée internationale de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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