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Mbuji-Mayi : le collectif « Sauvons le Kasaï Oriental » empêché de déposer son mémo contre le gouverneur Maweja à l’Assemblée provinciale

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Une marche du collectif « Sauvons le Kasaï oriental » a eu lieu ce mardi 21 Juillet à Mbuji-Mayi. Cependant cette manifestation dite pacifique a été étouffée, non par la police, mais plutôt par un groupe de jeunes se réclamant membres de l’UDPS.

Devant le siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï oriental, un affrontement a eu lieu entre les deux groupes. Bilan: des blessés et plusieurs pertes de téléphones.

Un des meneurs du collectif, Hilaire Ntendayi a été sérieusement tabassé et s’en est sorti avec une blessure sous l’œil gauche.

Pendant cette marche, convient-il de noter, les journalistes ont étés pris pour cibles. Nombreux d’entre eux ont été séquestrés pour les empêcher de couvrir l’événement. Téléphones portables et autres matériels de travail (enregistreurs, appareils photos, etc.) leur ont été ravis par les gros bras du groupe opposé à la marche.

Selon Louis Kabongo, président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC/Kasaï oriental), certains journalistes ont été interpellés et détenus à l’état-major de la PNC K-OR.

A titre de rappel, le collectif « Sauvons le Kasaï oriental » réclame la démission du gouverneur Jean Maweja qu’il taxe d’incompétent. Pour lui, il n’incarne, ni plus ni moins, qu’un leaderships non prometteur.

Junior Mpandanjila/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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