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Mboso et Bahati en concertation officielle sur les grandes questions d’actualité
Le président de l’Assemblée Nationale, Christophe Mboso, a reçu, hier lundi 31 mai, dans son cabinet de travail, son homologue du Sénat, Modeste Bahati.
Plusieurs questions d’actualité appelant une régulière concertation de deux institutions ont justifié ce premier tête-à-tête officiel depuis le basculement de majorité dans les deux chambres du Parlement, dont la vie est constitutionnellement liée notamment à la lecture des lois avant leur promulgation par le président de la République.
« Il arrive que nous puissions nous concerter. C’est vrai qu’aujourd’hui on le fait devant les caméras, mais nous sommes en concertations permanentes. Et le président de l’Assemblée Nationale a bien voulu me recevoir aujourd’hui.
Nous avons voulu que cette tradition puisse prendre corps et il en sera ainsi pour le reste de notre mandature », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo, heureux d’avoir été reçu par un ainé cumulant une longue et riche expérience parlementaire.
Quant aux sujets abordés durant cette grande première, Bahati a parlé de la revue de plusieurs questions qui intéressent les deux institutions, dont la fin imminente de la session en cours pour ce 15 juin prochain. « Dans 15 jours, nous devrions aller en vacances. Sauf si l’état de siège nous contraint à pouvoir travailler. Et nous avons pensé que certaines questions peuvent trouver des réponses par échanges physiques et concertation au lieu des correspondances. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, répondant à une question sur la brusque disparition de Yezu Kitenge, une des figures de proue de l’Union Sacrée, la nouvelle majorité parlementaire à laquelle appartiennent les deux personnalités, Mboso a regretté la disparition d’un patriarche pour la famille politique du chef de l’Etat et pour la Nation congolaise. « Il a été un grand négociateur. Il a participé au règlement pacifique de beaucoup de conflits. Il a réconcilié beaucoup de gens. C’était un homme humble et simple. Il a été au service de la Nation. Et là, nous perdons une grande personnalité politique de l’histoire », a déclaré en substance le président de la chambre basse du Parlement.
Y. K/Le Phare
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
