À la Une
Mbandaka : Une centaine d’arrestations lors des échauffourées entre policiers et étudiants ce lundi matin !
Plus d’une centaine d’étudiants arrêtés, plusieurs coûts de balles entendus, des dégâts matériels enregistrés, etc. Tel est le constat des échauffourées entre les éléments de la police et les étudiants des différentes institutions universitaires, ce lundi 11 avril 2022, au croisement des avenues Révolution et Itela, non loin de la maison communale de Wangata à Mbandaka, dans la province de l’Équateur.
La cause de ce trouble, c’est la hausse des frais académiques désormais fixés à 302 $ soit 604.000 FC. Les étudiants de l’Institut supérieur pédagogique (ISP), de l’institut supérieur de développement rural (ISDR), et de l’institut supérieur des techniques médicales (ISTM) se sont convenus de marcher à travers les différentes grandes artères de la ville en vue de déposer leur mémorandum auprès du gouverneur.
À 8 heures, ces étudiants sont venus demander la main d’association de ceux de l’université de Mbandaka (UNIMBA) concernés aussi par cette augmentations des frais académiques.
À en croire les témoins de l’événement, ces étudiants n’ont pas voulu se mêler avec leurs camarades d’autres établissements. Et du coup, il y a eu des jets des pierres de la part des étudiants venus des institutions universitaires précitées.
Face au trouble à l’ordre public, la police de GMI est intervenue en balançant des grenades lacrymogènes et des coups de balles en l’air. Selon le professeur César Bongambo Wa Ebuta, recteur de l’Université de Mbandaka, où s’était déroulée la drame, les policiers n’ont pas agi selon les normes, car ils ont cassé le portail pour accéder dans l’enceinte de son alma mater et claustrer ses apprenant qui s’étaient d’ailleurs abstenus de suivre les autres étudiants. « Je vais voir le gouverneur sur ce dossier et le major qui a conduit l’équipe doit nous fournir des informations quant à ce », a renchéri César Bongambo.
Signalons que les victimes de ces échauffourées se sont mises à la disposition des autorités de la ville et attendent le dernier mot de la justice.
Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
