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« Maternité gratuite » en danger : Mort tragique d’une infirmière enceinte à la Clinique Ngaliema, la famille Mulumba réclame justice !
Dans un Mémorandum adressé au président de la République, Félix Tshisekedi, la famille Mulumba exprime toute sa désolation suite à la mort, par négligence, de sa fille Annie Tshidibi Mulumba le dimanche 4 avril 2024 vers 7h du matin à la Clinique Ngaliema, institution hospitalière située à Kinshasa-Gombe. « Comment expliquez-vous qu’une femme, de surcroît une infirmière, peut mourir en donnant la vie ? », s’interroge la famille d’entrée de jeu.
Infirmière qualifiée, diplômée depuis plus de 8 ans à l’Institut Superieur de techniques Médicales de la Croix Rouge (ISTM/Croix-Rouge) et inscrite au tableau de l’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC) sous le numéro permanent KIN450361422, Annie Tshidibi Mulumba était née à Kinshasa le 4 novembre 1991.
A en croire les membres de sa famille, la première indignation tourne autour de la manière dont elle a été négligée par le corps médical alors qu’une double vie était en danger, à savoir celle de la mère et du foetus. La deuxième relève le retard dans la prise d’une bonne décision à l’hôpital Général de Référence de Kinshasa/ ex Mama Yemo.
» C’est vraiment inadmissible, comment comprendre une parturiante avec Toxemie gravidique associée à un prodrome de Pré-eclampsie sur une grossesse estimée à 28 semaines d’amenhorrée avec Rupture Prematuré des membranes sur uterus 1×cicatriciel peut subir une négligence notoire au sein d’une grande institution hospitalière comme Clinique Ngaliema dans la nuit du jeudi 1er fevrier 2024 en passant la nuit sous la belle etoile sur une chaise roulante de la Clinique Ngaliema tout en présentant de fortes contractions uterines avec écoulement vaginal liquidien plus ou moins hématique », a fait savoir son frère.
Puis de rapporter : « La gestante Annie Tshidibi, infirmière à Akram Bongolo et Matete depuis plus de 8 ans, a été amenée à l’hôpital Akram/Matete pour de cephalées, vertiges, morsure de la langue et oedèmes de membres inferieurs. Après examen clinique et bilan de laboratoire, le diagnostic de l’Hypertension et Grossesse. Médicalement appelée TOXEMIE GRAVIDIQUE ».
Après tentantive de stabilisation de certains signes Cliniques sous surveillance médicale pendant presque 2 semaines en hospitalisation, poursuit-il, l’hôpital Akram a jugé bon de référer la gestante vers une institution hospitalière de niveau tertiaire compte tenu de leur plateau technique insignifiant c’est-à-dire élevage du nouveau dysmature et prematuré.
» Chose grave et étonnante, nous nous posons la question si la gratuité de la maternité prônée par le chef de l’État Felix Antoine TSHISEKEDI serait à la base de cette cruauté sans scrupule observée aux chefs du corps médical de la Clinique Ngaliema dans le service de la Maternité.
Cette nuit là, en renvoyant la parturiante en dehors de l’enclos de celle-ci sans prélever les signes vitaux et sans poser ne fut-ce que quelques gestes de générosité auprès de la patiente présentant ce tableau clinique grave et compliqué », a regretté son frère.
Il faut noter, à sa suite, que certains gestes clés n’ont pas été posés à savoir: la prise de signes vitaux, de Battement cardio-foetal (BCF), le toucher vaginal afin d’apprécier l’état du col uterin et cet écoulement vaginal sanguin, monitorage ou suivi de rythme de contractions uterines, pas de bilan de routine ni même hematocrite, pas d’échographie obstétricale pour s’assurer de la viabilité foetale, pas un abord veineux au cas où elle présenterait une crise, etc.
» Et la seule décision était d’abandonner la parturiante à sa famille disant que si elle accouchait à Ngaliema, il n’y aurait pas de places. L’équipe de garde decida de pousser cette dernière dehors de la maternité. Sans moyen de transport vers 2h du matin car l’ambulance de l’hôpital Akram qui les a conduit à la Clinique Ngaliema avait déjà rebroussé chemin. Dans ce contexte où elle est restée avec toute sa peine et regret de ce traitement inhumain lui est infligé par les professionnels de Santé pensant combien elle rend à son tour de nombreux services aux autres. Au matin du vendredi 02/02/2024, sa garde malade qui est sa mère biologique et veuve, pleura auprès du corps médical si celui-ci pouvait changer d’avis et prendre en charge la parturiante mais hélas! Sans succès.
Et delà, on fera appelle à l’ambulancier de l’hôpital Akram qui de grâce s’est présenté pour se rendre à l’hôpital Général de Référence de Kinshasa vers 6h du matin », a révélé son frère.
« Arrivés à Mama Yemo, le même discours se répète que la maternité était debordée avec cette histoire de la gratuité de la maternité mais finalement, elle sera admise aux soins intensifs avec juste un traitement antihypertenseur car sa tension arterielle était très élevée dûe à son état de Dysgravie sévère mais également entretenue par ce rejet sans précédent de la Clinique Ngaliema. On ajouta à son traitement une attitude afin d’assurer la maturation pulmonaire pour une grossesse non examinée et sans échographie obstétricale réalisée pour conclure sur la la viabilité foetale et chercher en urgence de sauver une vie.
Après pression et de va-et-vient dans les bureaux de médecins et responsables de service. Ainsi avec des appels de tout bord que la parturiante aura bénéficié d’un anamnèse fouillé et une reévaluation clinique qui va se solder par évacuation utérine d’un foetus mort in utero avec soit disant Decollement Prématuré de Placenta Normalement Inseré (DPPNI) en Per opératoire vers 4h du matin du jour suivant, donc patiente admise à 6h du 02/02/2024 après avoir passé la nuit à la porte de la maternité de La Clinique Ngaliema le 01/02/2024 pour afin étre opérée le 03/02/2024 vers 4h du matin; Quelle négligence dans la prise en charge?
Sans prevoir le sang total frais de son groupe car non disponible à la banque du sang de l’hôpital Général. Ceci fera encore l’objet de recherche du sang dans la journée du 03/02/2024 en post opératoire sur l’indication de l’équipe de garde. Sur ce, tout ce tableau reste à désirer car le pure pouvait être évitable avec un personnel médical adéquat,conscient et responsable.
Ainsi, elle mourra le 04/02/2024 vers 7h du matin », indique-t-il
De ce qui precède, la famille de la defunte veut savoir pourquoi ce sabotage des vies humaines et cette négligence averée se de ceux qui ont prêté serment de servir avec la Blouse blanche. Et surtout, cette attitude démesurée sans coeur auprès d’une membre de la corporation des infirmiers et sous-responsable du service de la maternité dans son hôpital.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« L’Afrique ne doit pas subir les récits des grandes puissances”, (Dr Johnson Aniki, le doyen de la communauté africaine en Ukraine)
Installé en Ukraine depuis près de 40 ans, le Dr Johnson Aniki est aujourd’hui considéré comme l’une des figures historiques de la communauté africaine dans ce pays d’Europe de l’Est. Homme d’affaires d’origine nigériane et observateur attentif des relations internationales, il s’est exprimé sur la guerre russo-ukrainienne dans une interview accordée à CONGOPROFOND.NET depuis la ville de Kyev.
Pour lui, les Africains doivent analyser ce conflit avec indépendance et éviter de se laisser entraîner par les narratifs imposés par les grandes puissances mondiales.

Une lecture géopolitique fondée sur l’expérience
Témoin de plusieurs décennies d’évolution politique en Ukraine, Johnson Aniki estime que le regard africain sur la guerre diffère souvent de celui porté par l’Occident. Selon lui, de nombreux citoyens africains établissent un parallèle entre l’intervention militaire russe en Ukraine et certaines opérations occidentales menées par le passé sur le continent africain. Cette perception, explique-t-il, alimente aujourd’hui un débat profond sur la souveraineté, les intérêts stratégiques et la place de l’Afrique dans les rapports de force internationaux.
L’appel à une diplomatie africaine indépendante
À travers sa prise de parole, le Dr Johnson Aniki invite les dirigeants africains à adopter une posture davantage centrée sur les intérêts du continent. Il considère que l’Afrique doit renforcer sa capacité d’analyse géopolitique afin de ne pas devenir un simple terrain d’influence pour les puissances étrangères.
Dans un contexte mondial marqué par les rivalités entre blocs internationaux, il plaide pour une diplomatie africaine plus autonome, capable de défendre les priorités économiques, sécuritaires et politiques des peuples africains.
Une guerre qui redessine les équilibres internationaux
Pour Johnson Aniki, le conflit entre la Russie et l’Ukraine dépasse largement les frontières européennes. Cette guerre, affirme-t-il, reconfigure les alliances diplomatiques et accentue la compétition d’influence entre puissances mondiales, notamment en Afrique. Alors que Moscou, Washington, Bruxelles et Pékin multiplient les initiatives diplomatiques sur le continent, plusieurs pays africains cherchent désormais à maintenir une position équilibrée et pragmatique face aux tensions internationales.

Le Dr Johnson Aniki est un entrepreneur nigérian vivant en Ukraine depuis environ 40 ans. Considéré comme le doyen de la communauté africaine dans ce pays, il est connu pour son engagement en faveur des diasporas africaines et pour ses interventions sur les questions géopolitiques liées aux relations entre l’Afrique, l’Europe de l’Est et les grandes puissances mondiales. Grâce à son parcours universitaire et entrepreneurial en Ukraine, il est devenu une figure influente dans les débats portant sur la coopération internationale et la souveraineté africaine.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
