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Matches amicaux Léopards : Bakambu, Imbula, Maghoma, etc. absents, N’sengi Biembe s’explique (Interview exclusive)

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Concernés par les journées FIFA d’octobre prochain face au Burkina Faso (9 octobre), et le Maroc (13 octobre), les Léopards de la RDC vont se préparer au royaume cherifien avant cette double confrontation. Sur ce, le coach principal des Léopards A, Christian N’sengi Biembe, depuis la Belgique où il se trouve, a rendu public une liste de 28 joueurs devant prendre part à ces rencontres. Absence remarquée de plusieurs cadres pour de raisons diverses.

Face au tollé provoqué par cette composition, la Rédaction de CONGOPROFOND.NET a, via un appel téléphonique ce mardi 22 septembre, contacté le coach pour de plus amples explications concernant sa sélection qui manque plusieurs pions majeurs, tels que : Cédric Bakambu, Giovanni Imbula, Jacques Maghoma, Wilfried Moke…

CONGOPROFOND.NET : D’entrée de jeu, coach, pouvez -vous nous décliner vos critères de sélection en équipe nationale ?

N’sengi Biembe : Il faut que le joueur soit dans un club de première division et ait un temps de jeu nécessaire. La forme, le championnat, le temps de jeu, et le choix comptent.

Comment expliquer vous l’absence des plusieurs de vos cadres : Bakambu, Imbula, Maghoma et autres?

Bakambu, c’est problème de Covid-19. Son club joue déjà en quarantaine, Jackson Muleka, c’est des problèmes administratifs avec son nouveau club (Standard de Liège). Paul José Mpoku blessé, Maschack Elia également. Imbula et Moke doivent trouver un club. Bolasie a proposé de rester avec son club. Il estime qu’il vient de commencer et a demandé de prester. Et d’autres encore qu’on a sollicités, n’ont pas répondu à l’invitation : Disasi, Nkunku, Bisaka. Et les restes qui sont là sont également des habitués : Luyindama, Masuaku et autres.

Vous avez laissé l’un des meilleurs buteur de la Linafoot, Mayele de l’AS VClub, pour récupérer Joël Beya. Comment expliquez-vous ce choix ?

Mayele a été buteur à la Linafoot. Beya, je l’ai eu aux éliminatoires du CHAN, il était au top : trois sorties, trois buts et surtout il arrive déjà à avoir une place au TP Mazembe qui n’est pas un petit club. Ses prestations en sélection m’ont permis de le prendre. Mayele, je ne le connais pas encore bien, je le suis déjà. Je sais qu’il a fait une très bonne saison avec VClub, j’aimerais le voir aussi au CHAN. Il y a
Francis Kazadi, c’est un international également. Mes choix sont parfois différents de certaines personnes, mais c’est moi le sélectionneur et je suis là pour expliquer mes choix. Je pense qu’un sélectionneur doit être sûr de ce qu’il fait. J’estime que certains ont aussi leur place en équipe nationale. Mayele jouera.

Jadis, vous n’aviez pas pris Yannick Bangala sous prétexte qu’il n’était pas dans votre philosophie. Maintenant vous le prenez. Pourquoi ce revirement ?

Ce n’étais pas le moment pour moi de récupérer Bangala. Ça été très mal interprété. Il y a un jargon qui dit que :  » Seul le con ne change pas d’avis ». Moi j’avais pas d’avis, mais j’avais un œil sur lui. Il va vraiment prester, soyez-en sûr. Bangala l’autre fois, c’était comme défenseur central, maintenant je le prend comme numéro 6. Le problème c’est au moment où je prenais les joueurs, je n’avais pas mis Bangala, mais je lui ai dit que je veux te récupérer un moment donné. Bangala en défense central, ce n’étais pas le poste où je souhaitais le voir. Ici je le récupère puisqu’il me faut aussi de la maturité. Je lui ai expliqué que je n’avais aucun problème contre lui. Il est comme tout le monde, bagarreur comme Moutousany, Kayembe… Vu les absence d’Imbula, Maghoma, je pense que je suis très bien dans tous les compartiments. Je pense aussi que pour les prochaines sorties officielles, on sera bien.

4 joueurs issus de U23, c’est quoi la motivation?

Doit-on prendre un gars, par exemple, qui a 50 selections, alors qu’il n’est pas en forme, en lieu et place d’un jeune qui est en forme ? C’est la prestation qui est intéressante. C’est une question du caractère, de la forme du moment et non d’âge. Moi, je veux oser et responsabiliser les jeunes, pour qu’ils puissent avoir la maturité sportive assez tôt. Mon collègue marocain a pris 5 joueurs de U23 pour les faire monter.

Propos recueillis par Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

Voici par ailleurs, la liste de 28 joueurs sélectionnés

LISTE DE 28 JOUEURS CONVOQUES

GARDIENS DE BUT (3)

1. KIASSUMBUA JOEL (FC Servette/ Suisse)
2. MOSSI ANTHONY (FC Neuchatel/ Suisse)
3. FAYULU TIMOTHY (FC Sion/ Suisse)

DEFENSEURS (7)

1. ISSAMA MPEKO (TP Mazembe/ RD Congo)
2. KALULU GEDEON (AC Ajaccio/ France)
3. NSAKALA Fabrice (Besiktas/ Turquie)
4. LUYINDAMA Christian (Galatasaray/ Turquie)
5. MBEMBA Chancel (FC Porto/ Portugal)
6. UNGENDA BOBO (1° Agosto/ Angola)
7. TISSERAND MARCEL (Fenerbaçhe/ Turquie)

MILIEUX (8)

1. MOUTOUSSAMY Samuel (FC Nantes/ France)
2. BANGALA LITOMBO (AS V.Club/ RD Congo)
3. KAYEMBE EDO (KAS Eupen/ Belgique)
4. BOTAKA Rolly (KAA Gent/ Belgique)
5. MUTUMOSI PETER (FC Urartu/ Arménie)
6. MASUAKU ARTHUR (Westham/ Angleterre)
7. NKOLOLO JORDAN (FCRiga/ Lettonie)
8. NGOMA FABRICE (Raja/ Maroc)

ATTAQUANTS (10)

1. KAKUTA GAEL (RC Lens/ France)
2. KEBANO NEESKENS (Fulham/ Angleterre)
3. IFASO IFUNGA (Difaa El Jadida/ Maroc)
4. BEYA JOEL (TP Mazembe/ RD Congo)
5. DEPAUW NILL (Royal Antwerp/ Belgique)
6. KABAMBA NICKE (Kilmarnock/ Ecosse)
7. LUKOKI JODY (Yeni Mataliaspor/ Turquie)
8. WISSA YOANE (FC Lorient/ France)
9. MALANGO NGITA (Raja/ Maroc)
10. KAZADI KASENGU Francis (Wydad/ Maroc)

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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel

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Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple

Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.

Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.

À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Guerre dans l’Est : une nuance juridique

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.

Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.

Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.

Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.

Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.

Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.

« La démocratie, c’est la majorité »

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.

Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.

Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.

Une Constitution à refonder

Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.

À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.

Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.

Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.

Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.

Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique

À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.

Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.

Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale

Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.

L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État.  » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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