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Matata Ponyo: » Le rapport qui doit servir de soubassement à la levée de mes immunités est plein d’incohérences et de mensonges »
» Lorsque la Justice a entamé le processus de levée de mes immunités parlementaires, j’étais à l’extérieur du pays. Beaucoup de gens m’ont conseillé et prié de ne pas rentrer au pays. J’ai personnellement pris l’engagement de retourner pour venir défendre, avec vous, chers collègues, la vérité des faits. Et je sais que vous êtes attachés à la vérité et à la justice ». C’est en ces termes que le sénateur a conclu son allocution devant ses pairs de la Chambre haute du parlement, le 14 mai dernier, pour défendre une démarche erronée de demande de levée de ses immunités sollicitée par l’IGF en vue de sa comparution devant la justice.
Convaincu que l’on ne devra pas contraindre l’institution Sénat à prendre une décision sur base d’un rapport dont la matrice conceptuelle est incohérente et mensongère, le sénateur a longuement expliqué le danger d’une jurisprudence que cela va-t-il créer.
Démontrant les « incohérences et mensonges » de l’IGF, Matata Ponyo a aussi présenté quelques éléments de sa « vérité ». » Je dispose d’une documentation suffisante et des preuves matérielles sur l’ensemble des faits évoqués dans mon propos. Le cas échéant, je suis disposé de les mettre à la disposition du Sénat afin que chacun de nous prenne sa décision en âme et conscience », a-t-il conclu, tout en rejetant, une fois de plus, toute responsabilité sur la débâcle du projet Bukanga Lonzo.
Tout en affirmant ne rien craindre au sujet de la procédure judiciaire enclenchée contre lui, Augustin Matata Ponyo estime que l’on est mieux que chez soi. D’où,la raison de son retour au pays.
« Si j’avais peur, je ne serais pas venu. Comme vous le savez, j’exerce dans les pays extérieurs comme étant consultant. Il y a même des pays africains qui m’ont offert de rester en permanence dans leurs villes. Je pense qu’on est mieux chez soi. Je ne crains rien, si je craignais quelque chose je ne serai pas rentré », avait-il déjà indiqué lors de son retour au pays.
Cependant, il persiste et signe que le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) est rempli des contrevérités.
»
La justice Congolaise a saisi la chambre haute du Parlement, dirigée par Modeste Bahati Lukwebo, pour la levée des immunités notamment de l’ex-premier ministre Matata Ponyo.
Pour rappel, l’Inspecteur Général des Finances, chef de service, Jules Alingete Key avait, au cours d’une conférence de presse tenue le 18 novembre 2020, rendu public le rapport de plusieurs missions diligentées dont celle du projet Bukanga Lonzo.
À en croire Jules Alingete Key, l’objectif de cette mission était de rechercher les causes de la « débâcle financière » du projet Bukanga Lonzo.
L’Inspecteur Général des Finances, chef de service, avait indiqué que le trésor public avait sorti 285 millions USD pour le projet Bukanga Lonzo.
D’après l’IGF, la situation actuelle est de 80 millions USD dont 40 millions pour la station électrique. Cependant, Jules Alingete Key avait affirmé que la RDC a perdu 205 millions USD dans ce projet.
Ci-dessous l’intégralité de la Communication du sénateur Augustin Matata Ponyo devant ses homologues
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
