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Matadi Kibala endeuillé : Un nouvel accident mortel sur la RN1, ce vendredi matin, rappelle une série de drames

Un grave accident de circulation s’est produit ce vendredi 26 septembre au matin à Matadi Kibala, sur la route nationale n°1 (RN1), dans la commune de Mont Ngafula, à l’ouest de Kinshasa. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion-benne transportant des denrées alimentaires en provenance du Kongo-Central a percuté de plein fouet une remorque à l’arrêt sur sa trajectoire, au niveau du camp PM.

Un problème récurrent de freinage en descente

D’après plusieurs témoins, le véhicule de marchandises, communément appelé « 508 Mercedes », aurait perdu l’usage de ses freins dans la longue descente de Matadi Kibala, réputée particulièrement dangereuse. Le choc a été fatal pour les passagers installés dans la cabine : tous ont perdu la vie sur le coup. Deux corps demeuraient encore coincés dans l’épave au moment de l’arrivée des secouristes et des habitants, qui tentaient de les dégager à mains nues.

Une zone tristement célèbre pour ses drames routiers

Ce nouvel accident s’ajoute à une longue liste de tragédies survenues dans cette portion de route devenue un véritable cimetière à ciel ouvert.

En janvier 2022, une citerne transportant du carburant avait explosé dans la même zone, causant la mort de plusieurs dizaines de personnes et laissant de nombreux blessés graves.

Bien avant cela, d’autres collisions meurtrières impliquant camions, bus et taxis-bus avaient déjà endeuillé les familles kinois, chaque fois sur cette descente où les poids lourds perdent souvent le contrôle.

Les habitants de Mont Ngafula et les usagers de la RN1 dénoncent depuis longtemps l’absence de dispositifs de sécurité adaptés (bandes d’arrêt d’urgence, radars, contrôles techniques réguliers des poids lourds). Mais les promesses d’aménagement tardent à se concrétiser, laissant place à une hécatombe routière récurrente.

Entre douleur et colère

Pour les riverains, l’émotion est mêlée à la colère : « Ce n’est pas la première fois que nous ramassons des morts ici. Chaque année, c’est la même chose. Tant que les autorités ne prennent pas des mesures sérieuses, nous continuerons à pleurer nos proches », confie un habitant rencontré sur place.

Alors que les familles éplorées se rassemblent près du lieu du drame, les appels à la sécurisation de cette artère vitale de Kinshasa se font plus pressants. Mais en attendant une véritable réponse des pouvoirs publics, Matadi Kibala continue de porter le poids de son surnom de “descente de la mort”.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET