Politique
Massacre de Kishishe : Le député Simon Mulamba indexe Kagamé !
Très consterné par les massacres de Kishishe et les tueries des Congolais à l’Est de la RDC par les terroristes du M23, soutenus par le Rwanda, le député national Simon Mulamba Mputu tacle Paul Kagame, président rwandais.
Sur son compte Twitter, cet élu de Tshikapa promet que ces tueries ne resteront jamais impunis.
Pour Simon Mulamba, chaque coupable doit obligatoirement répondre devant les instances judiciaires de ses actes. Il jure que le Rwandais Kagame et ses complices répondront de leurs actes une fois la culpabilité établie.
“Je pleure les compatriotes, une centaine, lâchement assassinés par les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda. Une chose est vraie, ces massacres ne resteront jamais impunis, Kagame qui en est responsable payera cache un jour ”, a-t-il twitté.
En outre, 24 heures après l’adresse du chef de l’État face à la jeunesse congolaise, ce député révolutionnaire de « Ensemble pour le changement » est revenu sur son message exhortant un enrôlement massif dans l’armée des jeunes du Kasaï, en particulier, et de la RDC, en général. Ceci, pour s’approprier et protéger le Congo, puis permettre au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de terminer son agenda à la tête du pays.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
