Société
Masina : Pénurie d’eau et abondance de « Kulunas » au quartier Boba !
Des jeunes bandits à mains armées, communément surnommés « Kulunas », continuent de faire régner leur loi à Boba, quartier de la commune de Masina.
Les habitants de cette banlieue du district de la Tshangu vivent dans une insécurité totale. La peur au ventre, l’un d’eux témoigne : » Nous ne sommes pas protégés. Nos enfants, nos biens, nos maisons sont tous les jours à la merci de ces délinquants. Nous sommes quotidiennement exposés à un danger permanent. Déjà, vers 18 ou 19 heures, ils se deploient dans les avenues du quartier. Personne ne peut plus bouger. A leur passage, ils emportent tout objet de valeur. Avec des machettes en mains, ils viennent très souvent nous menacer la nuit ».
Puis d’ajouter : » Que la police prenne en mains ses responsabilités. Nous n’arrivons pas à comprendre elle est incapable de nous sécuriser contre ces Kulunas… ».
En plus de l’insécurité, les habitants de Boba font face à la pénurie criante d’eau potable depuis des lustres. Une situation qui expose tout le monde aux maladies d’origine hydrique.
David Mputu (Stagiaire Ifasic)/CONGOPROFOND.NET
Société
Bandalungwa : à “Wenze ya Baluba”, boue et déchets envahissent les routes après la pluie, les habitants réclament des caniveaux et poubelles publiques
Au quartier Bisengo, dans la commune de Bandalungwa, le marché dénommé “ya Baluba” est submergé par la boue et les déchets après chaque pluie. Celle du mercredi 15 avril 2026 a une nouvelle fois rendu la zone presque impraticable, compliquant fortement la circulation et les activités quotidiennes.

Les routes, déjà dégradées, se transforment en bourbier. Faute de caniveaux, les eaux de pluie stagnent et se mélangent aux immondices, formant une boue épaisse. Piétons, motocyclistes appelés communément “wewa” et véhicules peinent à se frayer un passage, et certains axes deviennent tout simplement inaccessibles.
Cette situation affecte aussi le marché. Des vendeurs exposent leurs produits à même le sol, à proximité de l’eau sale et des déchets, ce qui pose un sérieux problème d’hygiène. « Nous souffrons beaucoup ici après la pluie. Même pour acheter à manger, c’est compliqué et risqué », témoigne un habitant du quartier Ngafula.

Face à ces difficultés, les habitants appellent les autorités à agir. Ils demandent la construction de caniveaux, la réhabilitation des routes et une meilleure gestion des déchets pour mettre fin à cette situation qui perturbe leur quotidien et expose la population à des risques sanitaires.
Believe Likoko, stagiaire UCC
