Société
Marché Tayokod’o : Jean-Marie Dhena Diro intensifie le suivi des travaux et appelle les retardataires à se mettre en ordre
La société Ajumedpharm SARL, partenaire du diocèse catholique d’Isiro-Nyangara, a lancé une deuxième opération d’identification et de recensement des occupants du marché Tayokod’o, dans le territoire de Watsa,
Cette démarche vise à établir une situation actualisée des personnes effectivement installées sur les différents emplacements et à suivre l’évolution des travaux de construction engagés sur le site.
Dans le cadre de cette opération, le directeur général d’Ajumedpharm SARL, Jean-Marie Dhena Diro, s’est rendu sur le terrain pour superviser la pose de banderoles rappelant aux occupants les principales dispositions du règlement d’ordre intérieur qui encadre l’occupation des espaces du marché.
Le marché Tayokod’o est aménagé dans la concession de la paroisse catholique Sainte-Barbara à Kokiza, relevant du diocèse d’Isiro-Nyangara. L’initiative portée par Ajumedpharm s’inscrit dans une démarche visant à accompagner la mise en valeur progressive du site et à favoriser une occupation effective des espaces attribués.
Un règlement qui encadre les délais de construction
L’opération intervient notamment en application de l’article 5 du règlement d’ordre intérieur des occupants du marché Tayokod’o.
Selon cette disposition, tout occupant qui n’a pas commencé les travaux dans un délai de trente jours, sans justification écrite acceptée par Ajumedpharm SARL, peut perdre son droit d’occupation. L’emplacement concerné peut ensuite être réattribué à une autre personne disposée à participer à la mise en valeur du marché.
Le même règlement prévoit cependant des mécanismes pour les occupants qui auraient déjà engagé des dépenses sur leur emplacement. Dans ce cas, les investissements réalisés peuvent faire l’objet d’une évaluation par un ingénieur ou un expert désigné par la société.
À l’issue de cette expertise, deux possibilités sont prévues : le remboursement, sans intérêt, des dépenses reconnues ou l’attribution d’un autre emplacement disponible.
Ces dispositions constituent, selon l’esprit du règlement présenté par la société, un cadre destiné à éviter que des espaces restent durablement inexploités alors que d’autres opérateurs pourraient être disposés à les mettre en valeur.
Jean-Marie Dhena Diro appelle les retardataires à se manifester
Dans une interview exclusive accordée à Congo profond.net ce samedi 15/08/2026, Jean-Marie Dhena Diro a insisté sur la nécessité pour les occupants de respecter les engagements liés à leurs emplacements.
Le directeur général explique que le délai initial doit notamment permettre à l’occupant de réunir les matériaux nécessaires avant d’entamer effectivement les travaux. Il estime qu’un mois peut notamment servir à cette préparation, tandis que la durée de construction dépend de la nature et de l’ampleur de l’ouvrage.
Selon ses explications, une construction qui n’est pas réalisée en étage peut, dans certains cas, être achevée en environ deux mois. Il évoque également un délai pouvant aller jusqu’à cinq mois pour certaines constructions, avec un accompagnement supplémentaire lorsque le suivi permet de constater que des travaux doivent encore être finalisés.
Face aux retards constatés sur certains emplacements, Jean-Marie Dhena Diro invite particulièrement les occupants dont les fondations sont restées inachevées ou dont les travaux connaissent des difficultés à se présenter au bureau d’Ajumedpharm SARL.
L’objectif, précise-t-il, est de permettre à chaque occupant concerné d’expliquer sa situation avant l’éventuelle mise en œuvre des dispositions prévues par le règlement d’ordre intérieur.
Des emplacements restés longtemps sans évolution
Jean-Marie Dhena Diro affirme que certaines situations font l’objet d’un suivi depuis une période particulièrement longue. Il cite notamment des emplacements dont les travaux seraient restés au même stade pendant 18 mois, deux ans, voire trois ans.
La pose des banderoles constitue ainsi un rappel aux occupants concernés afin qu’ils se rapprochent des services compétents de la société et régularisent leur situation.
Le responsable d’Ajumedpharm insiste sur la nécessité d’éviter les malentendus et encourage les personnes confrontées à des difficultés à prendre contact avec la société plutôt que de laisser leurs emplacements inexploités pendant une longue période.
Cette démarche intervient alors que la société entend renforcer le suivi du projet et disposer d’une meilleure visibilité sur les occupants réellement engagés dans la construction et la mise en valeur de leurs espaces.
Une approche axée sur la collaboration
Au-delà du contrôle de l’occupation des emplacements, Jean-Marie Dhena Diro réaffirme sa volonté de travailler avec les différentes composantes impliquées dans la dynamique du marché Tayokod’o.
Il cite notamment les opérateurs économiques, les jeunes, les autorités coutumières et les autres partenaires appelés, selon lui, à contribuer à la réussite du projet.
Cette volonté de collaboration, souligne-t-il, doit permettre de renforcer la participation des différents acteurs au développement socio-économique du marché et de créer un environnement favorable aux activités commerciales.
La deuxième opération d’identification et de recensement apparaît ainsi comme une étape supplémentaire dans le suivi du projet. Elle doit permettre à Ajumedpharm SARL de disposer d’une situation plus précise des occupants, de l’état d’avancement des travaux et des éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain.
Pour les occupants concernés, l’appel de la société est donc clair : se présenter auprès de ses services, faire connaître leur situation et, lorsque cela est nécessaire, justifier les retards enregistrés dans l’exécution des travaux.
À travers cette démarche, Ajumedpharm SARL entend poursuivre la structuration du marché Tayokod’o et encourager une mise en valeur effective des espaces, en s’appuyant sur le dialogue avec les différents acteurs du projet.
Junior kasamba/ Congoprofond.net