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Marché Lufu: Oasis des anti-valeurs, Calvaire des opérateurs économiques !(Enquête)
Situé sur le territoire de Songololo au Sud-Ouest de la capitale Kinshasa, dans la province du Kongo Central, à la frontière avec l’Angola, le marché de Lufu devient une oasis des anti-valeurs.
Des services de l’Etat congolais commis au marché de Lufu (Douane et accise, Office Congolais de Contrôle, Hygiène aux frontières, Direction Générale des Migrations, Direction Générale des Impôts,…) et des personnes non identifiées rendent les échanges commerciaux et la vie des citoyens inadmissibles et insupportables.
« Les tracasseries administratives et physiques deviennent la norme et aucune autorité administrative du territoire de Songololo n’intervient pour assurer la sécurité des vendeurs et acheteurs », regrette un membre de la Société Civile/ Forces Vives de la RDC.
Fermé au mois de mars dernier, suite à la pandémie au Coronavirus, le marché de Lufu, du côté congolais et angolais, était quasi vide des marchandises, vendeurs et acheteurs. Le peu de commerçants qui y sont restés, ont senti un soulagement à cause de la suspension par le Chef de l’Etat de la perception de la taxe à valeur ajoutée (TVA) par les régies financières : DGDA pour la douane et DGI pour le fisc.
L’avant fermeture des activités commerciales et la suspension de la taxe est égal à la période de confinement et d’après-confinement.
L’entrée au marché de Lufu par la route nationale n°1 est toujours conditionnée par le payement des frais de péage pour les motos non connues par Matadi et Kinshasa. Ces Congolais proviennent des villages, centres urbains et extra-coutumiers de la province du Kongo Central et de la capitale Kinshasa.
Des bandits avec armes blanches sillonnent les pavillons du marché, volent, extorquent et rançonnent, sous la barbe des policiers, des paisibles citoyens exerçant le commerce informel par manque d’emplois. La Police de son côté ne dit mot, pourtant, elle est censée protéger la population et leurs biens !
« Nous n’accepterons jamais que les gens qui viennent à Lufu dans le seul but d’acheter et de vendre soient sujets à tracasserie. Je dois continuellement dénoncer ce genre de faits aux autorités provinciales pour qu’une solution soit trouvée sinon, Lufu deviendra un chemin de la croix », se confie le président de la notabilité de Songololo.
Alors que les tracasseries administratives perpétrées par les services de l’Etat sont justifiées par la perception des taxes et redevances, la route qui mène au marché de Lufu n’a jamais été asphaltée. Le territoire de Songololo où est installé ce lieu de rendez-vous du donner et du recevoir ne gagne absolument rien en termes de rétrocession de recettes perçues.
En attendant l’ouverture des frontières avec l’Angola, fermées à cause du covid-19, les prix de beaucoup de produits de première nécessité ont grimpé.
Justin Robben Diasilua/CONGOPROFOND.NET
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Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique
Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique
Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.
En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.
Une remise officielle dans un climat convivial
La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kalopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.
Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.
Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.
Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves. » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.
Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.
Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.
Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC
