À la Une
Marche « Lamuka », affaires » Tshibola » et » Gisèle Mpela », Viol des Chinois, CENI/CENCO/ECC, etc.: Pascal Mukuna revient à la charge !
Dans un entretien télévisé, ce mardi 28 septembre 2021, le révérend pasteur évêque Mukuna a fixé l’opinion sur quelques questions brûlantes d’actualité en République démocratique du Congo.
Abordant la question de la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante( CENI) par les confessions religieuses, il a salué le fait que le président de la République Démocratique du Congo n’ait pas reçu en audience les membres de la CENCO et de l’ECC car, pour lui, les autres églises, notamment, les églises dites de Réveil représentent aussi une bonne part de la population congolaise. Pour illustrer son propos, l’évêque Pascal Mukuna donne le nombre des extensions de son église à travers la ville de Kinshasa, soit 185 cellules.
L’homme de l' »Éveil patriotique » en a profité pour informer l’opinion qu’aux prochaines élections de 2023, aucun politicien candidat député ne viendra battre campagne dans son église et qu’il favorisera seulement les candidats fidèles issus de son église. Car il estime que, contrairement aux politiciens, les députés issus de l’église ACK auront la conscience du travail.
Concernant la décision du gouverneur de la ville Gentiny Ngobila interdisant les manifestations dans certaines artères de la ville de Kinshasa, notamment dans la » Zone neutre » comprise entre le pont Matete et l’aéroport de Ndjili, Pascal Mukuna pense qu’il n’y a pas lieu de polémiquer sur la question. » Ceux qui veulent manifester n’ont qu’à le faire dans les endroits qui sont autorisés ! », a-t-il déclaré.
Dans un autre registre, concernant l’affaire du viol présumé d’une fille congolaise par deux sujets chinois dans un chantier dans la ville de Kinshasa, il a conclu que c’est la conséquence de la gouvernance de Kabila qui a « permis aux Chinois de se croire en terrain conquis lorsqu’ils font des affaires en RDC ! ».
» Jamais, je n’ai touché à la vie privée de Joseph Kabila ! «
Interrogé sur l’affaire » Gisèle Mpela » qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans l’opinion, l’évêque Pascal Mukuna a répondu que cela relève de la « vie privée ». » Jamais, je n’ai touché à la vie privée de Joseph Kabila, ni de maman Olive ! On parle du pays ! Mais puisque vous m’interroger sur ça, je dirai que j’étais hors du pays. Mais nous comprenons maintenant, à travers cette affaire, comment fonctionne le monde politique, particulièrement le FCC qui crée une diversion pour faire oublier l’affaire Numbi qui est en fuite et chez qui on a découvert une poudrière de guerre destinée à mettre à feu et à sang la ville de Kinshasa ! », a-t-il déclaré à Israël Mutombo, avant d’indiquer que les Congolais devraient plutôt marcher pour réclamer un mandat d’arrêt international contre cet officier de l’armée en cavale.
Quant au dossier Tshibola, du nom de la dame qui l’a accusé d’abus sexuels, Pascal Mukuna a affirmé l’avoir déjà pardonnée. » Sa famille envoie des gens pour demander pardon, je l’ai déjà pardonnée… ».
Interrogé sur ses rapports tendus avec l’autorité morale du FCC, Joseph Kabila, Pascal Mukuna a souligné qu’il n’a rien de personnel contre sa personne. » Je l’accueillerai dans mon église comme fidèle. J’ai des membres du FCC dans mon église. Je prierais pour qu’il entre au paradis, mais c’est difficile. Il faut qu’il passe d’abord par la repentance, puis il entrera au paradis… », a-t-il conclu.
David Mukendi Kalonji/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
