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Politique

Marche de l’UDPS à Lubumbashi : la C-64 dénonce l’application « sélective » des restrictions liées aux manifestations publiques

La marche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), organisée ce mardi 22 septembre à Lubumbashi en soutien au changement de la Constitution, ravive la polémique autour de l’encadrement des manifestations publiques dans le Haut-Katanga.

La Coalition Article 64 (C-64) monte au créneau et dénonce un traitement qu’elle qualifie de « partial » et « discriminatoire » de la part des autorités municipales.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la coordination provinciale de la C-64 pointe du doigt les maires de Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa. Elle leur reproche d’avoir interdit ou refusé d’encadrer sa marche du 15 septembre dernier, alors que les autorités municipales auraient, selon elle, facilité la tenue de la mobilisation de l’Union sacrée ce 22 septembre.

« Cette attitude démontre une gestion partiale et discriminatoire, contraire aux principes de neutralité et d’impartialité qui doivent guider l’action publique », dénonce la C-64.

La coalition affirme également qu’aucune correspondance d’information n’aurait été déposée par l’Union sacrée dans les villes concernées et qu’aucune interdiction ne lui aurait été opposée.

Pour la C-64, cette différence de traitement pose la question de l’égalité des formations politiques devant la loi. La coalition invoque notamment les dispositions constitutionnelles consacrant l’égalité des citoyens et la liberté de manifestation pacifique.

Elle exige ainsi que les mêmes règles soient appliquées à toutes les formations politiques, sans « favoritisme ni discrimination ».

Sur le fond, la C-64 réaffirme son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution par ce qu’elle considère comme des « manœuvres partisanes ». Elle soutient que la souveraineté appartient au peuple et revendique le droit de poursuivre ses actions publiques dans le respect de la légalité.

La coalition prévient par ailleurs qu’elle ne compte pas renoncer à ses manifestations. Elle dit se réserver le droit de poursuivre sa mobilisation et prend à témoin le peuple congolais ainsi que la communauté internationale.

En guise de conclusion, la C-64 met en garde les autorités municipales du Haut-Katanga contre toute utilisation de leur pouvoir pour, selon ses termes, « opprimer l’opposition ».

Patient Mby