À la Une
Marche contre Malonda : l’UDPS exige le départ du VPM Gilbert Kankonde
Après la marche de contestation de l’UDPS survenue ce jeudi 09 juillet contre la présidence de Ronsard Malonda à la tête de la CENI, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, est monté au créneau pour dénoncer la barbarie des forces de l’ordre qui a fait plusieurs victimes parmi les manifestants.
Ainsi, devant une foule de » Combattants « , il a exigé le départ du Vice ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, à qui il impute la responsabilité des dégâts constatés dans la journée de ce jeudi.
A en croire toujours Augustin Kabuya, ces événements ont fait jusque-là 3 morts parmi les combattants. « Nous disons ceci, on a déjà tué 3 de nous ! Pour ne pas occasionner un bain de sang, nous nous sommes le parti au pouvoir, le parti de Félix Tshisekedi. Maintenant nous disons ceci, comme ils sont entrain de tirer, nous allons réclamer le départ du ministre de l’Intérieur parce qu’il vient de l’udps… », a martelé le Secrétaire général de l’UDPS, qui se tenait juste à côté de Jean Marc Kabund, le président du parti.
Pour l’heure, la situation est redevenue calme.
Baby Mosha/Congoprofond.net
À la Une
Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
