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Marche contre la vie chère à Lubumbashi : Le vice-gouverneur Kamfwa désamorce provisoirement la bombe
Prévue ce vendredi 17 mars 2023 à Lubumbashi pour dire non à la hausse des produits de première nécessité dont la farine de maïs, la marche de colère initiée par » Ensemble pour la République », parti cher à Moïse Katumbi, a été reportée à une date ultérieure.
La décision a été prise ce jeudi 16 mars 2023 après une réunion tenue autour du vice-gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kamfwa Kimimba à laquelle ont pris part des responsables de l’UNAFEC, Jeunes Katangais et Ensemble pour la République.
À l’issue de cette réunion, les hôtes du numéro deux de la province cuprifère ont exprimé leur mécontentement sur la situation désastreuse de la farine de maïs dans les marchés. Ils ont exigé du gouvernement provincial une implication sans faille, y compris sur la situation de l’insécurité qui a logé domicile dans la ville de Lubumbashi et les autres grandes agglomérations du Haut-Katanga.
En réaction, Jean-Claude Kamfwa, très attentif à leurs revendications, a promis d’en prendre compte. Il a par ailleurs témoigné la ferme volonté du gouvernement provincial de rechercher la paix, gage du développement et le bien-être des Haut-Katangais. « L’État est là pour la paix, ce que vous voulez exprimer en marchant, nous est déjà parvenu. Je vous rassure que nous y travaillons », rassure-t-il.
Notons qu’un délai d’une semaine a été accordé au gouvernement provincial pour régler la situation de la farine. Entre-temps, chacun de ces mouvements politiques s’est engagé à maîtriser ses militants.
Il convient de noter qu’un déploiement des forces de la police a été observé dans la ville de Lubumbashi ce vendredi 17 mars 2023. 5 Jeeps de la police étaient stationnées au niveau de la Poste.
Entre-temps, le gouverneur de province, Jacques Kyabula Katwe, est en déplacement pour la Zambie en vue d’échanger avec le ministre zambien de l’Économie sur la situation de la farine. Aux dernières nouvelles, il rassure ses co-régionaires sur le ravitaillement prochain de sa province en farine de maïs par les opérateurs économiques, et promet que son gouvernement s’engagera à investir plus dans le secteur agricole pour ne pas toujours dépendre de la Zambie
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
