Sécurité
Makala : Un « Wewa » meurt poignardé par des bandits à mains armées
Le motocycliste Baloji Muamba Francy est décédé la matinée de ce jeudi 14 mars 2024, dans un centre de Santé à Makala, où il était rapidement conduit après avoir été agressé par des « Kuluna ».
Cet incident a eu lieu sur la route By-Pass, dans son tronçon compris entre le Triangle Campus et l’entrée Righini (avenue Parc Virunga).
Alors qu’il rentrait de son travail à minuit pour rejoindre son foyer résidant sur l’avenue Kimvula 11, à Masanga-Mbila, dans la commune de Mont-Ngafula, ce motocycliste a eu la malchance de croiser ces bandits à mains armées qui vont lui tendre un traquenard à l’aide d’un gros bambou alors qu’il était sur son engin.
» On dormait déjà, et nous nous sommes réveillés après les bruits des pieds des « kuluna » qui l’avaient non seulement extorqué tous les biens qu’il avait mais lui ont également poignardé à mort « , témoigne Josué Ileka, habitant du coin.
Et d’ajouter : » Nous l’avons vu faire une grosse hémorragie jusqu’à ce qu’on l’amène dans un Centre de Santé de ce coin. Fort malheureusement, il n’a pu tenir jusqu’au point de rendre l’âme tôt le matin « .
Au moment où ces lignes sont couchées, sa moto est encadrée par un poste de la Police Nationale Congolaise proche du lieu du drame. Son corps conservé dans ce centre de Santé jusqu’à 13h, a été formellement identifié par sa femme.
Il sied de noter que l’illustre disparu a laissé une femme, trois enfants dont une nourrice de trois mois.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
