Actualité
Makala/triangle : d’une tragédie à l’espoir, Gecoco Mulumba construit un pont en honneur d’enfants traversant un tuyau !
Le 1er octobre dernier, une vidéo poignante a fait le tour des réseaux sociaux, montrant deux enfants, l’un portant son frère sur le dos, en train de traverser un tuyau pour se rendre à l’école. Ce triste spectacle s’est déroulé à Triangle de Makala, sur la route Kimwenza, à proximité de la statue en bronze de Maman Maraîchère, œuvre de l’artiste LIYOLO.
Face à cette situation alarmante, Gecoco Mulumba, ancien vice-gouverneur et homme de cœur, a décidé d’agir. En quelques jours, il a mobilisé sa fondation pour entamer les travaux de construction d’un pont, répondant ainsi à un besoin urgent de sécurité et d’accessibilité pour les élèves de cette commune.
Ce dimanche, Gecoco Mulumba a inauguré le pont, baptisé “Pont Landu Kenga Jolie”, en hommage aux enfants qui traversaient autrefois ce tuyau. Construit avec ses propres moyens financiers, ce projet témoigne de son engagement envers la communauté, loin de son fief électoral à Limete.
Durant son mandat de vice-gouverneur, Gecoco Mulumba a déjà montré son dévouement pour l’amélioration de Kinshasa, en transformant des lieux emblématiques comme le rond-point Huilerie. Cet acte philanthropique s’inscrit dans sa vision d’un développement durable et inclusif pour la ville.
Le Pont Landu Kenga Jolie est désormais un symbole d’espoir et de progrès, offrant un accès sécurisé aux enfants de la région et rappelant à tous l’importance de l’engagement civique et de la solidarité.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
