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Makala : L’eau revient enfin à Mfidi… mais en pleine nuit, les habitants demandent des horaires plus humains

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Au quartier Mfidi, dans la commune de Makala, l’eau fournie par la Régie de distribution d’eau de la République démocratique du Congo (REGIDESO) a recommencé à couler après près de deux mois de pénurie. Une amélioration largement saluée par les habitants, qui avaient multiplié les cris d’alarme ces dernières semaines, notamment à travers des publications relayées par le média CONGOPROFOND.NET.

Cependant, cette reprise de la desserte s’est produite tard dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars, à une heure où la plupart des habitants étaient censés se reposer.

Des habitants contraints de se lever en pleine nuit

Dans l’obscurité, plusieurs familles se sont précipitées vers les robinets avec bidons et bassines afin de profiter de ce moment rare.

« Nous sommes contents de voir l’eau revenir après tout ce temps, mais l’heure nous fatigue beaucoup », confie un étudiant rencontré sur place. « À minuit, je devrais normalement dormir pour être en forme pour les cours. Mais je dois remplir les bidons, faire un peu de lessive et préparer de l’eau pour la maison. Si je ne le fais pas, nous n’aurons rien pour la journée. »

Entre soulagement et inquiétude sécuritaire

Pour certains habitants, cette distribution nocturne comporte également des risques sécuritaires. Une femme du quartier raconte avoir bravé l’insécurité pour prévenir ses voisins.

« Quand j’ai entendu que l’eau coulait, je suis sortie malgré la peur. La nuit ici n’est pas toujours sûre. J’ai appelé les voisins pour qu’ils viennent remplir leurs bidons. C’est difficile, mais on n’a pas le choix quand l’eau manque pendant des mois », explique-t-elle.

Un appel à des horaires de distribution adaptés

Si la population reconnaît l’amélioration du service, elle demande néanmoins à la REGIDESO d’adapter les heures de distribution.

« Nous remercions pour l’effort, mais l’eau doit aussi couler pendant la journée », plaident plusieurs habitants. « La nuit est faite pour se reposer. Pendant la journée, les familles ont vraiment besoin d’eau pour vivre normalement. »

Exaucé Kaya

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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée

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Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.

À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension

Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.

Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.

Intervention du père : entre fermeté et encadrement

Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.

Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.

Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.

Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.

Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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