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Mak Hazuckay : « Les ADF sont des terroristes, ils tuent indistinctement »(Interview)

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Depuis près de quatre mois, les projecteurs des médias sont braqués sur la situation sécuritaire dans la ville de Beni et ses environs. Et pour cause ! Des tueries à répétition y sont fréquentes. Et parfois sans raison.

CONGOPROFOND.NETest allé à la rencontre du général Mbangu Mashita, commandant des opérations dans le Grand-Nord et du capitaine Mack Hazuckay, porte-parole de l’armée dans la contrée afin de cerner quelques contours de cette situation qui crée la désolation dans la région. Interview.

Quelles sont les nouvelles de l’armée depuis début novembre ? Vous deplaisent-elles ?

Des hauts et des bas. Nous sommes attaqués de fois, et nous attaquons à notre tour le lendemain. Cependant, cette situation ne nous plaît pas. Nous y travaillons corps et âmes pour qu’elle cesse.

Le camp militaire stratégique de Paida a été récemment l’objet d’une attaque. Qu’est ce qui s’est passé réellement, parce que beaucoup de choses ont été dites à ce sujet? Signe de faiblesse de l’armée ?

Non, loin de là. Ce n’est pas un signe de faiblesse. La preuve, nous avons même neutralisé certains de ces hommes armés . La vérité est que ce camp a toujours été une cible des hommes armés dont les Mai-Mai. Et nous ne cessons d’inviter ces Mai-Mai armés qui sèment la terreur à venir rejoindre les rangs de l’armée congolaise où ils seront enrôlés et suivront une formation militaire.

Quand les ADF parviennent à atteindre le centre ville de Beni, n’est-ce pas là un signe de faiblesse de la part de l’armée?

Uhmm, pas du tout. En fait, pour bien comprendre ce qui se passe à Beni, il faut connaître la nature de l’ennemi, du genre de guerre qu’il livre. Quand tu le comprends, tu comprendras que l’armée congolaise fait face à des terroristes. Tout comme les États-Unis, le Nigeria, le Mali luttent contre des terrorites chez eux. Bien qu’ils luttent, l’ennemi(Terroriste) s’est toujours infiltré et fait des hécatombes. Boko-Haram sème des troubles dans des contrées où pourtant plus de quatre armés de la sous-région y luttent sans succès convaincant. A-t-on parler de faiblesse de ces quatre armées ? Non…
Le Mali est également dérangé par des terroristes, et la deuxième puissante armée européenne y est présente (la France, NDLR) et ces terroristes continuent à y œuvrer comme d’habitude. Peut-on conclure que c’est une faiblesse ? Pas du tout.

Qui alimente ces terroristes en vivres? Ont-ils des complices au sein de la population ?

Qui et comment ? Saura-t-on un jour, comment ils se procurent de la nourriture ? À moins qu’on soit leurs complices. Nous ne savons pas comment ils font. C’est tout.

Quand le maire de la ville de Beni dit qu’il a peur que ces terroristes n’embrasent toute la région de Grands-lacs, n’est-ce pas un échec de la part des autorités que vous êtes ?

Pas du tout. Si le maire le dit, cela n’engage que lui, pas l’armée. D’ailleurs cela n’affectera jamais l’armée. Et cette dernière fait de tout son mieux pour bien faire son travail. C’est une personne civile qui le dit, pas un militaire. Demandez-lui le pourquoi?

Quelle bonne nouvelle pourriez-vous annoncer à la population de Beni malgré cette évolution de la situation en dents de scie ?

Nous leur disons que nos équipes sont sur terrain, et elles sont et seront toujours entrain d’aller vers le meilleur et non le pire. L’équipe travaille pour le rétablissement de la sécurité. Que la population collabore avec l’armée et qu’elle cultive le calme et la sérénité, bien que cela ne soit pas facile.

Esdras Tsongo/CONGOPROFOND.NET


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Kin, Goma et L’shi accueillent le 14ème Congrès de l’Union des Architectes d’Afrique en fin juin 2025

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Plus de 1500 délégués, provenant de tous les coins du continent noir, sont attendus dans 3 villes de la RDC ( Kinshasa, Goma et Lubumbashi), vers la fin du mois de juin de l’année prochaine, afin de prendre part au 14ème Congrès de l’Union des Architectes de l’Afrique autour du thème :«la résilience des villes africaines dans les zones industrielles et sismiques ».

Le lancement officiel de la campagne de ce 14ème Congrès a bel et bien eu lieu ce jeudi 24 mai depuis l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Une journée riche en programme qui a permis aux participants ainsi qu’aux journalistes présents de s’imprégner des contours de cette édition 2025 qui se déroulera sur 3 villes congolaises.

Ce congrès sera une occasion en or pour présenter le potentiel inestimable de la RDC au monde comme le souligne l’architecte Fiyou Ndondoboni, président de l’Ordre national des architectes ( ONA). « La tenue de ces rencontres dans mon pays constitue un événement diplomatique majeur, contribuant non seulement à son rayonnement international mais aussi s’intégrant harmonieusement dans les efforts menés par le Président de la république Félix Tshisekedi Tshilombo sur le plan diplomatique », a-t-il appuyé.

Le président de l’union des architectes d’Afrique, l’architecte Donatien Kasseyet-Kalume, est, quant à lui, revenu sur le constat amère de la situation de l’architecte congolais qui est souvent oublié, voire pas considéré. « La présidence se rend chaque année aux différentes Conférences des Parties
(COP) sans architecte ni urbaniste pour discuter de l’avenir de notre nation en termes d’Environnement et d’environnement bâti(…). Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, n’a jamais convoqué les architectes congolais lors des consultations qu’il organise à l’échelle de la Nation. Le ministère de l’Urbanisme, notre ministère de tutelle, a signé récemment un contrat de construction de 100.000 cités intégrées à ériger sur le territoire national, avec un groupe kenyan, certes, mais pas congolais… Y avait-il un impératif ? Si notre ministre de tutelle ne croit pas en nous, qui le fera ?”, s’est-il interrogé.

Aux partenaires multilatéraux de la RDC, l’architecte a interrogé : ” Oserions-nous vous demander le rôle réservé à l’architecte congolais dans le cadre de l’exécution de vos programmes d’aide ou de partenariat ?”.

Enfin, à ses consœurs et confrères architectes congolais, Donatien Kasseyet-Kalume a adressé son interpellation : ” Sommes-nous suffisamment organisés, préparés, outillés pour prendre la charge de notre rôle de conseil ?».

Représentant du Premier ministre, le ministre de l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo, a fait savoir son espoir de voir les questions architecturales qui gangrènent la société congolaise trouver les réponses nécessaires. « Je suis certain que ce congrès va poser les prémices et les fondamentaux pour l’édition 2025. Je souhaite également que cela soit une occasion d’échange avec les partenaires sur les questions essentielles comme les opérations minières et les projets de développement de nos pays africains…»

A noter que ce lancement officiel de plus d’un an en avance a été voulu pour préparer ensemble une célébration réussie de cet événement mais également l’occasion de lancer l’appel à contribution au niveau du continent sur les thématiques choisies pour une matérialisation tangible du concept de coopération Sud-Sud tant souhaitée.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET


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