Actualité
Maï-Ndombe : les PVV passent de 1326 à 1616 cas
La communauté internationale célébre le 1 décembre de chaque année la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA( JMS). « Soyons solidaires et responsables pour vaincre le SIDA d’ici 2030 », tel est le thème choisi pour la célébration de ce 32 anniversaires de la JMS 2020.
En marge de cette journée, les responsables des programmes de lutte contre cette pandémie dans la province du Maï-Ndombe alertent la communauté nationale et internationale de la montée en flèche de nombre des Personnes vivant avec le VIH dans cette province. Celles-ci passent de 1326 à 1616 cas. Cela, dans 7 zones de santé sur les 14 que compte la province.
Le médecin coordonnateur de ce programme dans le Mai Ndombe, Docteur Placide Yandu Diameso du PNLS, et Jean Bosco Tshiaba du PNMLS, se plaignent de la faible couverture de ces programmes dans le Mai Ndombe au moment où elle enregistre une montée vertigineuse de nombre de PVV.
Ces programmes nous renseignent que sur les 310 aires de santé que compte la province du Mai Ndombe, seulement 75 structures sont couvertes par ces programmes, soit 24%.
Ils en appellent, à l’implication des autorités compétentes pour que ces programmes puissent exister dans toutes les 14 zones de Santé au lieu de 7 seulement.
« Nous lançons un appel pathétique à tous ceux qui aiment le Mai Ndombe à se mobiliser pour que le paquet VIH soit intégré dans toutes les aires de santé de la province. Visiblement, ces jours, sur les 310 aires de santé que compose la province, le paquet n’est observé que dans 75 aires. Conséquence: la population de Mai Ndombe est en grand danger », a dit le MCP PNLS, le docteur Placide Yundu Diameso. Le même message a été réitéré aux partenaires.
Notons qu’en marge de cette journée, plusieurs activités sont programmées pour ce mois de décembre par ces programmes afin de sensibiliser la population sur le VIH.
David Mayele/ CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
