Politique
Mai-Ndombe : le vice-président de l’Assemblée provinciale à Kinshasa pour des soins
Le Gouverneur ai de la province de Mai-Ndombe, Me Jacks Mbombaka a apporté son assistance au vice-président de l’Assemblée provinciale, Bowo Lolipa Dieudonné.
Ce dernier souffre d’un problème de santé nécessitant une chirurgie cérébrale dans une formation sanitaire spécialisé à Kinshasa.
L’autorité provinciale de Mai-ndombé a payé les frais d’évacuation du vice-président de l’Assemblee provinciale d’Inongo vers la capitale, ainsi que le coût des soins appropriés ; un avion a été affrété d’inongo jusqu’à la capitale pour le transport du malade.
Les élus locaux ont loué le geste humanitaire du gouverneur ai de Mai-Ndombe.
Armand Minimio (CP)/Inongo
À la Une
Kinshasa : Sit-in des conseillers communaux devant l’Hôtel de ville, tensions avec la Force du Progrès et un élu évanoui
La tension est montée ce jeudi 12 mars devant l’Hôtel de ville de Kinshasa, où des conseillers communaux ont organisé un sit-in pour réclamer le paiement de leurs émoluments impayés depuis 2024.
Selon l’un d’eux, qui s’est confié sous anonymat à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, cette action visait à interpeller les autorités provinciales après plusieurs démarches restées sans suite. Les élus affirment avoir adressé, depuis le 9 mars, une correspondance au gouverneur Daniel Bumba Lubaki, sans obtenir de réponse.
« Nous étions en sit-in à l’Hôtel de ville pour réclamer nos émoluments de 2024 à ce jour. Après plusieurs démarches infructueuses, nous avons décidé de faire cette descente pour attirer l’attention des autorités », a-t-il expliqué.

Intervention de la police et arrivée de militants politiques
La situation a commencé à se tendre lorsque des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) sont arrivés sur les lieux, accompagnés de militants politiques présentés par certains manifestants comme appartenant à la « Force du Progrès ».
Selon le témoignage recueilli, un officier de police serait arrivé à bord d’un bus de la PNC, en compagnie de ces militants. Ces derniers auraient intimé l’ordre aux conseillers de quitter les lieux.
« Ils nous ont menacés en disant : “reculez ou disparaissez” », affirme le conseiller communal, dénonçant une intervention musclée.
Altercation et climat de panique
D’après les manifestants, l’échange verbal aurait rapidement dégénéré en altercation. Certains conseillers affirment que des pierres auraient été brandies et que la tension est montée entre les deux camps.
Dans la confusion, plusieurs biens auraient été perdus, notamment des téléphones portables. Un conseiller communal de la commune de Masina se serait également évanoui au cours de l’incident, selon les témoignages.
Les revendications des conseillers communaux

Au-delà du paiement de leurs arriérés d’émoluments, les conseillers communaux réclament aussi de meilleures conditions de travail. Ils exigent notamment la délivrance de cartes professionnelles de qualité afin de mieux s’identifier dans l’exercice de leurs fonctions, à l’instar des bourgmestres.
Ils dénoncent également le manque de considération accordé à leurs initiatives locales, affirmant que plusieurs projets-décisions introduits dans les communes ne sont pas pris en compte par les autorités compétentes.
Face à cette situation, les élus locaux espèrent désormais une réaction rapide des autorités provinciales pour apaiser les tensions et répondre à leurs revendications.
Exaucé Kaya
