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Maï-Ndombe: La population oblige un acteur à se présenter candidat gouverneur et…paie sa caution !
Les élections des gouverneur et vice gouverneurs programmées pour le 6 mai de l’année en cours, commencent déjà à dégager quelques signaux forts sur l’avenir de la province de Maï-Ndombe.
En effet, la ville d’Inongo, son chef-lieu, vibre, ces derniers jours, au rythme de la cotisation, par la population elle-même, de la somme de 20.000.000 de francs congolais frais ( Vingt millions FC) exigée par la CENI pour payer la caution de son candidat gouverneur.
Il s’agit de Aimé Pascal Moongo Lokonda, président du parti politique CNARC et candidats malheureux lors du dernier scrutin des gouverneur et du vice-gouverneur dans la même province du Maï-Ndombe. Ce dernier, indiquent certaines sources, s’était décidé de ne pas postuler, mais la population rejette cette option et exprime sa soif de le voir à la tête de la province du Mai-Ndombe en qualité de gouverneur. Jusqu’au moment où ces lignes sont couchées, Aime Moongo n’a pas encore donné son avis, positif ou négatif.
Notons que dans la ville d’Inongo, cette opération initiée par cette population est visible dans des points chauds de la ville tels que: Marché central, Port Nkolezoba, Port Isaka, Centre de négoce Likwangola, Boulevard Mobutu et Ngobila, etc. pour ne citer que ces espaces. Ceux-ci sont pris d’assaut ces endroits par des vendeurs et acheteurs qui déposant leurs contributions (500 FC, 1000 FC, 2000 FC ou plus).
Il sied de rappeler que ce processus collecte des fonds pour la caution de la candidature de Aimé Pascal Moongo Lokonda a débuté le samedi 5 mars dernier et poursuit son bonhomme de chemin. Affaire à suivre.
Jean Armand Mwawa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
