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Magloire Mpembi signe « Moi, Diomi » : Livre-témoignage sur l’histoire du Zaïre à travers le regard du médecin personnel de Mobutu

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C’est un événement éditorial majeur pour la mémoire médicale et politique de la République démocratique du Congo. L’écrivain et journaliste Magloire Mpembi annonce la sortie imminente de son ouvrage « Moi, Diomi, médecin personnel de Mobutu », fruit d’entretiens inédits avec le Professeur Docteur Pierre Diomi Mawesa, figure emblématique de la médecine congolaise et témoin privilégié de l’histoire du régime zaïrois.

Ce livre retrace le parcours hors norme d’un homme discret mais central dans la haute sphère du pouvoir zaïrois, médecin personnel du Maréchal Mobutu de 1980 jusqu’à sa mort en 1997. Dans un style sobre mais dense, Diomi y livre ses souvenirs, ses réussites scientifiques, ses regrets personnels, mais aussi ses espoirs pour le Congo de demain. Plus qu’un simple récit biographique, l’ouvrage se veut une leçon de vie à l’adresse des jeunes générations, un plaidoyer pour l’excellence et l’engagement au service de la nation.

Un parcours académique et scientifique exceptionnel

Né dans une génération de pionniers, Pierre Diomi Mawesa est l’un des premiers Congolais à accéder aux plus hautes distinctions universitaires à l’échelle internationale. Diplômé en médecine tropicale et en malariologie à l’Université de Paris au début des années 1960, docteur en médecine en 1963, chirurgien diplômé de Lovanium en 1967, il décroche en 1969 un Doctor of Philosophy (Ph.D) à l’Université d’Aberdeen – un titre rare à l’époque, surtout pour un Africain.

En 1971, il devient le premier professeur ordinaire congolais, puis le premier doyen noir de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (1971-1972). À ces postes, il initie une africanisation profonde du corps académique, restructure les programmes d’études médicales, et fait de la faculté un pôle de référence sur le continent.

L’homme de confiance du Maréchal

Au-delà de ses fonctions universitaires, le professeur Diomi a également été directeur du service médical présidentiel, assumant pendant 17 années la lourde responsabilité d’assurer la santé du Maréchal Mobutu. Une proximité qui lui vaut un regard unique, intime mais non partisan, sur le fonctionnement du régime et sur la chute brutale du Zaïre. Sans jamais verser dans la polémique, Diomi raconte la solitude du pouvoir, la dégradation progressive de l’État, les drames humains au sein même de la présidence, et la mort du maréchal en exil au Maroc.

Pour autant, l’homme reste en retrait des enjeux politiciens. Il ne se revendique d’aucune chapelle idéologique. Son engagement est d’abord médical, scientifique et humanitaire. Il dirige, entre autres, la mission médicale présidentielle dans le Nord-Ubangi, consacrée à la lutte contre le goitre endémique.

Un legs pour les générations futures

 

Dans cet ouvrage de mémoire, le professeur Diomi revient aussi sur ses regrets, notamment l’effondrement d’un système qu’il espérait perfectible, et sur ses espoirs, fondés sur l’émergence d’une jeunesse instruite et ambitieuse, capable de relever les défis de la République démocratique du Congo.

Avec « Moi, Diomi », Magloire Mpembi signe un document rare et précieux, à mi-chemin entre l’histoire orale, la biographie intellectuelle et le témoignage de coulisse. Ce livre vient combler un vide dans la mémoire collective congolaise, en mettant en lumière une figure effacée, mais dont la trajectoire incarne à la fois les espoirs, les grandeurs, et les contradictions d’une époque.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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