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M23/Rwanda : Voici le nouveau calendrier UA de retrait des territoires occupés

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« Les chefs d’Etat ont avalisé un chronogramme précis qui s’articule autour de 3 phases contraignant les terroristes du M23 à se retirer des localités sous leur contrôle », a affirmé le vice-Premier ministre Lutundula, au cours du briefing du gouvernement co-animé avec Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias.

« En effet, à l’unanimité, les Chefs d’Etat ont noté que la Feuille de route de Luanda n’a jamais été appliquée par le M23, à cause du soutien du Rwanda. Ils ont avalisé le nouveau plan de désengagement du M23 élaboré par les chefs d’état- majors  de l’EAC et ceux de la force régionale », a-t-il relevé.

D’après les différentes étapes de ce plan de désengagement, tel que dévoilé par le chef de la diplomatie congolaise, la première phase, qui concerne le retrait du M23 de Kibumba, Karega, Kitchanga, etc, doit être exécutée le 28 février 2023.

La seconde phase (du 13 au 20 mars 2023), concerne son retrait de Rumangabo, Kishishe, Kazahoro, Mambenga, etc, tandis que la troisième (du 21 au 30 mars), l’oblige à quitter Rutshuru, Kiwandja et Bunagana.

« Le recours à la force sera engagé en cas de non application de ces résolutions. Ensuite, va suivre le cantonnement et la mise en application du programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion sociale », a souligné Christophe Lutundula.

A cet effet, a-t-il dit, le Chef de l’Etat angolais, Joao Lourenço, médiateur  désigné de l’UA en collaboration avec l’ancien Chef de l’Etat kenyan, Uhuru Kenyatta, facilitateur de l’EAC ont été chargés de contacter le commandement du M23 pour leur notifier les résolutions arrêtées par l’Union africaine lors de sa 36ème session. En outre, les Chefs d’Etat se sont convenus de la mise en place d’un cadre de suivi et de vérification du retrait de M23 sous la supervision du Président burundais, Evariste Ndahishimiye.

Grande victoire diplomatique

Par ailleurs, a noté le vice-Premier ministre Lutundula, la participation congolaise à ces assises sous la conduite du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a récolté une grande victoire diplomatique avec d’une part, la désignation de la RDC comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU en 2024, représentant l’Afrique centrale et, d’autre part,  l’élection d’un Congolais, le Dr Jean Kaseya comme directeur général du Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC).

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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