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Lutte contre les grossesses non désirées : IPAS et CGND en mini atelier d’élaboration d’un plan de mise en oeuvre des activités de la feuille de route 2021

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Des animateurs des organisations membres de la coalition de lutte contre les grossesses non désirées sont depuis ce mercredi 21 juillet en mini atelier d’échange, de réflexion et d’élaboration d’un plan de travail en vue de la mise en œuvre des activités de la feuille de route 2021. Projet soutenu par l’ONG américaine IPAS, il se tient au Cercle Elaeïs dans la commune de la Gombe jusque ce vendredi 23 juillet 2021.

Au sujet de cette coalition, il est important de rappeler que c’est un mouvement de la société civile qui regroupe plusieurs organisations des femmes, des jeunes, des organisations militant pour les droits de santé sexuelle et reproductive.

En marge de son ouverture, Dr Mike Mpoyi, Programm Manager à IPAS, a exposé sur “la situation des grossesses non désirées et les avortements dans le monde “. Pour lui, l’avortement est un processus médicalement sans danger lorsqu’il est effectué conformément aux lignes directrices recommandées.

Au sujet des objectifs de cet atelier, Dr Jean Claude Mulunda, représentant pays IPAS, a martelé qu’il s’agit d’une session de planification participative pour le prochain programme d’appui aux activités de la coalition qui sont essentiellement centrées sur le plaidoyer pour l’accès sécurisé mais aussi pour l’amélioration du cadre légal de la qualité des soins.

D’autres objectifs spécifiques de cette session sont, notamment, l’identification et la définition des activités prioritaires ; la reformulation des activités au besoin afin d’atteindre la dimension stratégique ; la définition des stratégies de mise en oeuvre des activités ; etc.

*Avortement, sujet tabou en RDC?*

“La manière dont les gens discutent de l’avortement, ils le considèrent comme quelque chose qu’on a importé. L’avortement n’es pas venu par voiture ou par colis venant d’un autre pays vers la RDC. Tous les pays du monde connaîssent ce problème et beaucoup ont pu s’en sortir et ont décidé de pouvoir regarder différemment l’avortement, de ne pas le regarder comme un problème religieux ou un problème qui se pose au niveau de la communauté”, a fait savoir Dr Jean Claude Mulunda.

Puis d’ajouter: ” Le plaidoyer de la société civile c’est de pouvoir s’assurer que le gouvernement prendra des dispositions qui protège ses femmes parce que la mortalité maternelle est très élevée en RDC … Il est important de pouvoir stopper les avortements clandestins, si nous voulons améliorer l’indicateur… Les femmes en RDC représentent 51 % de la population. Cela veut dire que vous avez des jeunes filles qui ne vont pas terminer les études à cause des grossesses précoces, des grossesses non désirées dûes au viol et à l’inceste… “.

Pour les membres de la coalition, il appartient à l’Etat d’éliminer toutes formes de discrimination à l’égard des femmes. D’ores et déjà, ils ont tenu à relever les importantes avancées enregistrées dans l’évolution du cadre légal Congolais en matière des Droits de la santé sexuelle et reproduction avec la ratification du Protocole de Maputo et sa publication au Journal officiel le 14 mars 2018, la publication de la circulaire du Haut conseil de la magistrature relative à la mise en exécution des dispositions de l’article 14 dudit protocole.

Toutefois, font-ils noter, ce protocole de Maputo s’est heurté des années aux pesanteurs culturelles, religieuses et aux opinions diverses résistantes à l’avortement sécurisé et/ou médicalisé.

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net