À la Une
Lutte contre les décès maternels : Le Groupe de Travail pour assurer la coordination des intervenants en RDC déjà mis sur orbite
Actuellement les avortements effectués, le plus souvent, dans les très mauvaises conditions constituent à peu près 13% de décès obstétricaux en RDC. Pour endiguer cette situation, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention, avec l’appui de ses partenaires, a présenté, le 9 septembre dernier, un atelier sur le Groupe de Travail des Soins complets d’avortement centrés sur la femme (GT SCACF).
Le Groupe de Travail des soins complets d’avortement centré sur la femme réunit en son sein les acteurs sectoriels de santé, notamment : la Société civile, ces partenaires techniques et financiers, sociétés savantes, les associations professionnelles ainsi que les directions et programmes du MSPHP.
Chapoté par le programme national sur la santé reproductive (PNSR), le Groupe de Travail sur les SCACF aura pour mission première d’assurer la coordination des intervenants et la synergie dans la mise en œuvre des interventions des soins complets d’avortements centrés sur la femme en RDC.
Dans son mot d’ouverture le secrétaire général à la Santé, Body Ilonga Bompoko, a salué la matérialisation de ce Groupe de Travail qui vient fournir des efforts complémentaires dans la réduction des décès maternels. « La mise sur route de ce groupe thématique va fédérer tous les acteurs qui travaillent pour la diminution des décès maternels et de celle dûe aux conséquences des avortements, était souhaitée. En ce jour nous saluons sa matérialisation grâce à l appui des partenaires ».
Quant à la directrice de la PNSR, Dr Anne Marie Tumba Benabiabu, elle fait savoir que la mise en place de ce groupe de travail permettra l’application d’une seule politique venant du ministère de la Santé. « Le but de ce groupe de travail va aider à planifier, à discuter, coordonner, sur les avancées à faire pour atteindre les objectifs tout en respectant la politique du gouvernement issue du ministère de la santé »
Pour le directeur pays de l’IPAS, les partenaires doivent s’aligner sur les stratégies et politiques mise en place par le ministère : « le rôle de la coordination du ministère de la santé devrait être préservé afin que nous partenaires puissions emprunter le même chemin que le ministère afin de pouvoir rencontrer les indicateurs voulu.»
A noter que l’adhésion de la RDC au Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique dit «Protocole de Maputo» autorisant en son article 14c l’avortement sécurisé pour protéger les Droits SSR de la femme en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère, la vie de la mère ou celle du fœtus a été une avancée significative dans le cadre de la mise application des engagements internationaux.
C’est ainsi qu’après publication dudit protocole dans le Journal Officiel de la RDC, l’élaboration et la validation des normes et directives des SCACF, du Plan de mise en œuvre de la feuille de route des Soins Complets d’Avortement Centrés sur la Femme (SCACF) en République Démocratique du Congo ainsi que les outils de formation, de prestation et de gestion au niveau de la Commission de Prestation puis par le Comité Technique de Coordination du MSPHP ; en attendant les outils de communication en cours d’élaboration, il s’avère nécessaire.
Dorcas Ntumba /Congoprofond.net