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Politique

Lutte contre les anti-valeurs : Le VPM Peter Kazadi sur les traces de Mbelu Biosha

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La lutte contre les anti-valeurs en République Démocratique du Congo constitue actuellement le cheval de bataille du Vice-premier Ministre et Ministre de l’intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Peter Kazadi Kankonde, qui marche sous les traces laissées par l’ancien administrateur de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), Jean-Hervé Mbelu Biosha.

En effet, sous les tropiques congolaises, l’histoire bégaye, à défaut de se répéter, mais Peter Kazadi, a donné un bel exemple en relevant de leurs fonctions, trois Gouverneurs de Provinces, dont Gentiny Ngobila de la ville de Kinshasa.

Rappelons que ces derniers, écartés de la course aux législatives par la CENI, ont été accusés, ensemble avec 79 autres candidats, de détention illégale des Dispositifs électroniques de vote (DEV), de vandalisme de matériel électoral, etc.

De quoi donner de la matière à la justice qui, par l’entremise du procureur général près la Cour de cassation, s’est saisie de l’affaire et a obtenu de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, l’autorisation de poursuivre le leader de l’ACP.

Consécutivement à cette autorisation, le VPM Kazadi a sévi contre Ngobila quoi que ce dernier, à tue-tête, n’a cessé de clamer ses accointances avec le Chef de l’État Félix Tshisekedi, brandies en plus en signe d’immunité. Une attitude aux antipodes de la vision du Président Tshisekedi, qui a pris l’engagement devant la nation congolaise et le monde, d’éviter les erreurs du passé, lors son investiture le samedi 20 janvier dernier.

Signalons que le trafic d’influence, dont a fait preuve l’ex. Gouverneur Ngobila, est une attitude déjà combattue par Jean-Hervé Mbelu, alors Administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR), contre ceux qui se considèrent être des intouchables.

Pendant qu’il aux commandes de cet appareil de sécurité, Jean-Hervé Mbelu, avait lutté contre ces anti-valeurs pour nettoyer la Cour présidentielle, grâce à sa vigilance.

Le cas François Beya et de Fortunat Biselele sont les plus emblématiques. Ces deux personnalités, réputées  » Tout-puissants  » dans le pré-carré du Président Tshisekedi, avaient été cueillies au terme des enquêtes menées en toute indépendance par l’ANR, soit à sa propre initiative soit sur demande du Président de la République.

Soulignons que ces enquêtes ont eu le mérite d’avoir fait tomber les masques, tout en révélant des « Judas » dans le sérail du Président Tshisekedi.

Cependant, alors que l’opinion avait salué ce travail de nettoyage, des détracteurs de Mbelu avaient versé dans le mensonge, tentant de faire croire qu’il s’était agi d’un règlement des comptes. Pourtant, dans sa démarche, Mbelu, exempt de toute reproche, avait mis un point d’honneur sur le respect des procédures et des prérogatives des différentes Institutions du pays, matérialisant le caractère humain des services de sécurité et des renseignements congolais, tel que voulu par le Président Tshisekedi.

Les différentes personnalités cueillies à l’ANR, y avaient été détenues le temps d’être entendues en débats contradictoires, sur base des renseignements collectés pendant les enquêtes. Par la suite, elles avaient été placées à la disposition de la justice pour établir leur culpabilité ou leur innocence.

En outre, les enquêtes de l’ANR de Mbelu, ont le grand mérite d’avoir évité le pire au pays, sa sécurité et sa sûreté ayant été durement éprouvées. Elles ont également le mérite d’avoir délivré le Président de la République d’une infiltration dangereuse pour la survie de la nation.

Par contre, la justice, comme ne l’a cessé de déplorer le Président Tshisekedi, a empêché le pays de capitaliser le travail des fourmis réalisé par Mbelu et ses hommes, faisant preuve de laxisme dans le traitement des dossiers si sensibles lui soumis.

Pas assez toutefois pour déraciner l’héritage de Mbelu à l’ANR, qui se résume notamment par l’humanisation des services des renseignements et de sécurité, ainsi que par le respect des procédures légales et des prérogatives de chaque institution.

Environ six mois après son départ de l’ANR , la vaine polémique autour du prétendu règlement des comptes, les faits étant têtus depuis la nuit des temps, ont aujourd’hui donné raison à Jean-Hervé Mbelu qui a lutté contre le régime des hommes puissants pour préserver la République de tout danger voire, toute souillure.

Pour sa part, Peter Kazadi qui s’est inscrit dans cette lignée de Mbelu, a défenestré Gentiny Ngobila de l’Hôtel de ville de Kinshasa, malgré l’insubordination de ce dernier, visiblement entêté et apparemment déterminé à humilier tout un Gouvernement de la République.

A l’instar de Mbelu, qui a compris que les questions de souveraineté et à la dignité des Institutions de la République doivent se traiter de manière dépassionnée, Peter Kazadi s’est assumé et a pris le taureau par les cornes pour mettre fin à la rébellion de Ngobila contre la République et imposer Gérard Mulumba, dit Gecoco, à la tête de la capitale. Et c’était la fin d’une aventure et d’une confusion qui n’avait que trop duré.

Dans le discours inaugural de son second mandat à la tête de la RDC, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a pris le pari de rectifier les erreurs du passé pour garantir les intérêts du peuple congolais.

Comment alors y parvenir, posons-nous la question, tant que les proches collaborateurs et autres représentants de son pouvoir n’auront pas réussi à changer leurs comportements défiant l’autorité publique, au point de passer pour disciples de Judas ?

Dans cet élan, l’évidence est que le Président Tshisekedi aura du mal à concrétiser ses engagements, faute d’acteurs réellement engagés dans le processus de changement appelés de tous vœux par le peuple depuis des années.

C’est là que les valeurs intrinsèques de Jean-Hervé Mbelu refont surface et rappellent à la mémoire collective combien l’ancien AG de l’ANR a fait preuve de loyauté face à toute épreuve et adversité et d’un courage hors norme, ayant évité au pays le pire dans un contexte politique et sécuritaire très délicat.

La mémoire collective se rappelle également d’un homme intègre et intransigeant face aux antivaleurs qu’est Mbelu.

La rédaction.

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Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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