Santé
Lutte contre le paludisme en RDC : renforcer la prévention pour sauver des vies
La République Démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un défi majeur de santé publique avec la malaria. L’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide est essentielle pour protéger les foyers, surtout la nuit, en créant une barrière contre les moustiques. Il est crucial que chaque famille ait accès à ces dispositifs, ce qui nécessite des campagnes de distribution efficaces.
En parallèle, des mesures environnementales doivent être mises en place pour limiter la reproduction des moustiques. Le drainage des zones d’eau stagnante et l’application de sprays insecticides à l’intérieur des maisons sont des actions clés. Ces stratégies peuvent réduire significativement la population de moustiques et, par conséquent, le risque de transmission de la maladie.
Enfin, la sensibilisation des populations est primordiale. Informer sur les symptômes et l’importance du traitement préventif, notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, peut encourager des comportements proactifs. Améliorer l’accès aux soins de santé pour un diagnostic rapide est également vital.
En unissant les efforts, la RDC peut réduire considérablement le fardeau de la malaria.
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
