Mine
Lutte contre la fraude minière en RDC : réunion de crise au cabinet du Vice-Premier ministre
Dans le contexte où la République Démocratique du Congo fait face à une problématique croissante liée à la présence d’étrangers non autorisés sur les sites miniers, une réunion ministérielle a été convoquée, mardi 7 janvier, au cabinet du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Shabani Lukoo.
Cette rencontre fait suite aux préoccupations exprimées par le Président de la République lors du 18ème Conseil des Ministres, qui s’est tenu le 18 octobre 2024.
La réunion a rassemblé plusieurs membres clés du gouvernement, dont le Vice-Premier Ministre de la Défense, ainsi que les Ministres des Hydrocarbures et des Mines. Ensemble, ils ont examiné les enjeux critiques liés à la présence irrégulière de ressortissants étrangers et de forces armées sur les sites miniers.
Ce phénomène soulève des inquiétudes majeures concernant la sécurité nationale, ainsi que l’intégrité et la transparence des opérations minières dans le pays.
Au terme des discussions, le ministre des Mines a reçu l’instruction de mettre en place en toute urgence une structure indépendante chargée d’analyser cette problématique complexe. Cette initiative vise à développer des solutions concrètes pour combattre la fraude et la contrebande minière qui gangrènent le secteur.
Il est essentiel pour le gouvernement congolais de sécuriser ses ressources naturelles tout en garantissant que les bénéfices en reviennent légitimement à la nation.
Il est important de noter que cette nouvelle commission indépendante ne se substituera pas à la Commission Nationale de Lutte contre la Fraude Minère ni à l’Inspection Générale des Mines. Ces deux entités continueront d’opérer dans leur rôle respectif pour lutter contre les pratiques frauduleuses dans le secteur minier.
La création d’une nouvelle structure vise plutôt à renforcer l’efficacité des actions menées et à coordonner les efforts pour une approche intégrée.
Cette réunion souligne l’engagement du gouvernement congolais à prendre des mesures décisives pour protéger ses ressources naturelles et assurer un environnement d’investissement sûr et équitable.
Pascal Nduyiri/CONGOPROFOND.NET
Mine
Kibali, vitrine du secteur minier congolais : la délégation de l’ambassade du Canada en immersion au cœur du géant aurifère du Haut-Uele
Une délégation de l’ambassade du Canada en République démocratique du Congo, conduite par Catherine Vézina, actuelle chargée d’affaires, a effectué mardi 14avril une visite à la mine d’or de Kibali Gold Mine, située dans la province du Haut-Uele, au nord-est du pays. Cette mission diplomatique a permis de mettre en lumière l’importance stratégique de Kibali, considérée comme l’une des plus grandes exploitations minières industrielles du continent africain et un moteur économique majeur pour les communautés locales.
Au cours de cette visite, la délégation a parcouru plusieurs sites clés de l’exploitation, notamment les installations minières ainsi que les infrastructures énergétiques qui alimentent les opérations. Une attention particulière a été portée aux solutions d’approvisionnement en énergie, reposant en grande partie sur l’hydroélectricité et l’énergie solaire, illustrant l’engagement de la société en faveur d’une production plus durable et respectueuse de l’environnement. Cette immersion a également permis aux visiteurs d’échanger directement avec les travailleurs et différents partenaires communautaires sur les réalités du terrain.

Un autre moment fort de la mission a été la rencontre avec des organisations locales et des projets soutenus par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Parmi eux, les actions menées par le Collectif de développement intégré au Congo (CODIC) ont particulièrement retenu l’attention, notamment dans les domaines de la formation professionnelle ainsi que du renforcement des moyens de subsistance en faveur des jeunes et des femmes. Ces initiatives traduisent la portée des partenariats entre le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.
À travers cette visite, Kibali s’est affirmée non seulement comme un fleuron du secteur minier en RDC, mais aussi comme un exemple d’intégration entre performance industrielle, innovation énergétique et responsabilité sociale. Cette mission a, en outre, permis de réaffirmer l’engagement du Canada en faveur d’un développement durable, inclusif et responsable en République démocratique du Congo.
Dorcas Mwavita
