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Lutte contre la drogue « Bombé » : appellant à la collaboration de la population, Liza Nembalemba annonce une série de contrôles dans des pharmacies
Appréhendés par les éléments de la police nationale Congolaise, ville de Kinshasa, les dealers et consommateurs de la drogue Bombé ont été présentés le jeudi 26 août 2021 à Gentiny NGOBILA MBAKA, gouverneur de la ville province de Kinshasa.
À cause de l’impact négatif que cette drogue sur la santé, particulièrement celle des jeunes, la ministre provinciale de la Santé, hygiène et prévention, Liza Nembalemba, à côté du gouverneur de la ville, a pris à bras-le-corps cette lutte pour endiguer la consommation de cette substance toxique.
Liza NEMBALEMBA a accompagné le gouverneur NGOBILA MBAKA dans la traque menée contre les fabricants, vendeurs et consommateurs de cette drogue Bombé, produit issu du tuyau d’échappement des voitures.
Prenant la parole à son tour, la ministre provinciale de la santé, Liza NEMBALEMBA, a appelé à la collaboration entre le pouvoir et la population pour déceler tous les membres de ce réseau mafieux. Elle a surtout insisté sur la collaboration entre la police nationale congolaise et la population.
« Le travail va se poursuivre tant au niveau du gouverneur de la ville, au commissariat provincial de la police qu’au ministère de santé pour endiguer ce phénomène », a-t-elle dit.
Dans sa traque, la ministre provinciale de la santé annonce une série de contrôles dans des pharmacies pour s’assurer que ça soient des vrais pharmaciens qui vendent à la population des produits pharmaceutiques.
« Nous avons cité un certain nombre de produits ici, c’est scandaleux de voir qu’ils sont vendus sans prescription médicale », regrette-t-elle.
Pour Liza NEMBALEMBA, cette situation n’existe que, parce que ce ne sont pas des vrais pharmaciens qui vendent les médicaments. D’où, il est impératif de lancer des contrôles dans des pharmacies.
« Ils mettent leurs petits frères pour vendre les produits pharmaceutiques à leur place, alors qu’il s’agit de la santé de la population Kinoise››, s’indigne-t-elle.
Signalons que la Ministre provinciale de santé, hygiène et prévention de la ville capitale a émis une circulaire pour que ce produit soit vendu seulement moyennant une ordonnance médicale et promet d’organiser des contrôles dans des pharmacies pour remettre de l’ordre dans ce secteur, étant donné que la consommation de ces produits toxiques est mélangée à certains médicaments.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »
Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables
Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.
Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le respect des engagements comme test de bonne foi
Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.
À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.
Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables
Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.
Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.
Achever d’abord le processus de Doha
Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.
Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.
Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.
Un dialogue inclusif et sans tabou
Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.
Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes
Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.
Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.
Une mise en garde sans ambiguïté
En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.
Tchèques Bukasa
