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Lutte contre Ebola et Covid-19 : Oxfam réaffirme son engagement à accompagner la RDC
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a échangé jeudi en son cabinet de travail, avec Mme Corinne M’Daw, directeur -Pays de Oxfam-RDC venue confirmer l’engagement et l’accompagnement de son organisation à la RDC.
Mme Corinne M’Daw a indiqué, à l’issue des échanges, qu’elle a partagé avec la ministre d’État les modifications au sein de son organisation et son implication en RDC. Elle a fait savoir que Oxfam est une agence de référence depuis 1958 qui est au côté de la population de la RDC dans tous les domaines.

Le mandat de l’Oxfam, a-t-elle dit, est d’éradiquer la pauvreté, avant d’ajouter qu’Oxfam évolue dans le 2/3 de l’ensemble des provinces « Nous travaillons essentiellement dans les domaines de l’eau, l’hygiène et l’assainissement », a-t-elle souligné. » Nous sommes connus pour notre expertise avérée « , a-t-elle ajouté.
Elle a fait savoir qu’elle venait de Mbandaka, où l’Oxfam s’active à participer à la riposte contre Ebola et covid-19.
» Nous nous engageons à renforcer cette présence partout en RDC « , a-t-elle souligné en substance.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
