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Lutte contre Covid-19 : un don du Pr Peng Liyuan, 1ère Dame de la Chine, remis à la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi
La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a reçu ce vendredi 17 juillet un lot important de matériel de lutte contre le Coronavirus, don de la Première Dame de la République Populaire de Chine, Professeur Peng Liyuan à la Première Dame de la République Démocratique du Congo, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi.
Ce don est une réponse à un appel de solidarité lancé par Mme Antoinette Sassou, Première Dame de la République du congo et Présidente de l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le développement (OPDAD), pour lutter contre la COVID-19 en Afrique.

« Ravie de recevoir par le biais de l’Ambassadeur de Chine en Rdc Monsieur ZHU JING, un don de la Première Dame de la République populaire de Chine, Professeur Peng Liyuan, composé de matériels de lutte contre la COVID-19 pour soutenir nos efforts de lutte contre cette pandémie », a déclaré la présidente de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi sur Twitter.
Ce lot important, reçu également par 52 autres pays africains à travers l’OPDAD, est composé de masques, gels hydroalcooliques, gants, désinfectants, combinaisons médicale, lunettes de protection, thermoflashs et autres matériels nécessaires pour lutter contre la COVID19.

Pour l’Ambassadeur de Chine Monsieur ZHU JING, par ce geste la Chine, partenaire traditionnel de la RDC, réaffirme son engagement à accompagner le pays dans la lutte contre cet ennemi commun.
Cette donation fait suite à la rencontre en Juin dernier entre la Première Dame et l’ambassadeur de Chine en RDC qui était porteur d’un message d’amitié et de coopération de la Première Dame de la République populaire de Chine en faveur des femmes et des enfants en Afrique. Elle témoigne de l’excellence des relations entre nos deux pays et de l’amitié entre nos deux peuples.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
