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Politique

Lumumbaville : Léonard She Okitundu en première ligne pour le désenclavement du projet

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Le projet Lumumbaville, dédié à la mémoire du héros national Patrice-Emery Lumumba, bénéficie d’un suivi soutenu grâce à l’implication active du député national Léonard She Okitundu. Porteur de cette initiative, il ne cesse de multiplier les démarches pour faire avancer ce projet structurant dans la province du Sankuru, avec une priorité claire : désenclaver la zone pour accélérer les travaux.

Dans cette dynamique, Léonard She Okitundu a récemment été reçu par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito. Au centre des échanges, les difficultés logistiques qui freinent l’exécution du projet, notamment l’état préoccupant des routes qui limite l’accès au site et ralentit l’acheminement des équipements.

Face à ces défis, le député a su porter un plaidoyer ferme et documenté, mettant en lumière l’urgence d’une intervention gouvernementale. Son engagement a permis d’obtenir une réaffirmation du soutien de l’État, avec l’amélioration des voies d’accès désormais inscrite parmi les priorités immédiates pour garantir l’avancement du chantier.

Sur le terrain, les efforts de Léonard She Okitundu commencent déjà à produire des résultats concrets, notamment avec la relance des travaux du pont sur la rivière Lotembo. Une infrastructure stratégique appelée à connecter Lumumbaville aux principaux axes de la province, dans le cadre d’un partenariat entre la RDC et ses partenaires internationaux, visant à assurer un développement durable et conforme aux normes.

Désiré Rex Owamba

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko à Pékin : la justice congolaise s’arrime au réel et à l’excellence des standards internationaux

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Dès son premier échange au Parquet populaire suprême de Chine, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a posé un acte politique et doctrinal fort : celui d’un Garde des Sceaux pour qui la justice n’est ni une abstraction kinoise, ni un simple instrument régalien, mais la véritable colonne vertébrale d’un partenariat international apaisé.

Face au vice-procureur général Tong Jianming, le Ministre d’État congolais a démontré une vision percutante et décomplexée du rôle de son ministère. Là où d’autres se contenteraient de protocoles compassés, il a su imposer l’idée que la souveraineté judiciaire est le pré-requis indispensable à une relation économique durable en liant directement la lutte contre la corruption et la sécurisation des contentieux à la pérennité des investissements chinois.

Guillaume Ngefa redéfinit le partenariat institutionnel : il ne s’agit plus seulement de signer des contrats miniers, mais de construire un État de droit capable de garantir ces contrats dans la durée. C’est cette approche globale, où le droit devient le socle de la confiance mutuelle, qui marque un tournant stratégique dans la diplomatie bilatérale vieille de cinquante ans. Mais la force du propos du Ministre Ngefa réside surtout dans sa capacité à faire dialoguer l’ancrage territorial le plus concret avec l’ouverture la plus résolue sur le monde.

Son action à la tête de la Justice ne se lit pas uniquement dans les palais de marbre de Pékin ; elle se mesure d’abord dans les prétoires des chefs-lieux de province et dans la numérisation naissante des greffes de l’intérieur du pays. En venant chercher en Chine l’expertise sur la gestion massive des dossiers (830 000 avocats chinois sont un défi organisationnel autant qu’une source d’inspiration), il démontre une humilité intellectuelle précieuse : apprendre de ce qui marche ailleurs pour l’adapter au maillage complexe du territoire congolais.

La création récente du tribunal économique et financier ou l’examen des lois sur les conflits d’intérêts à Kinshasa prennent tout leur sens lorsqu’ils sont éclairés par l’expérience chinoise de digitalisation. Cette union entre la “main du terrain” et le “regard du large” est la marque d’un homme d’État pragmatique, qui sait que l’efficacité d’une réforme judiciaire se joue autant dans la célérité d’une procédure au fin fond de l’Équateur que dans la signature d’un traité d’extradition à l’autre bout du monde.

Enfin, cette visite à Pékin consacre une méthode de gouvernance aussi discrète que redoutablement efficace. Là où la coopération sino-congolaise fut longtemps perçue comme un simple corridor commercial, Guillaume Ngefa Atondoko y imprime la marque d’un partenariat institutionnel mature et équilibré. En discutant de “courtoisie judiciaire” avec les plus hautes instances du Parti et du Barreau chinois, il arrache le dialogue juridique à la seule gestion des cas consulaires pour l’élever au rang d’échange structurant entre nations souveraines.

L’éloge qu’il convient de lui adresser est celui de la cohérence : il ne prône pas l’ouverture pour l’ouverture, mais une internationalisation ciblée qui vient nourrir la machine judiciaire nationale et la rendre plus proche du citoyen. En quittant Pékin avec la promesse de traités d’extradition et un modèle de rapprochement des barreaux, le Garde des Sceaux rappelle avec force que la justice congolaise n’entend plus subir la mondialisation, mais bien la négocier et s’y outiller pour mieux rayonner depuis les provinces jusqu’à la scène internationale.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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