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Lumumba ville : Une délégation des ITP au Sankuru pour apprécier la connexion entre les centres de la province et la Nationale n°1

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Dans le cadre de l’opérationnalisation du plan d’aménagement de la ville de Lumumba, Le ministre des Infrastructures, Alexis Gisaro, a dépêché une délégation dans le Sankuru afin d’appréhender les aménagements pour la construction de LUMUMBA VILLE et apprécier les défis de connectivité entre les centres importants de ladite province et la Route nationale n°1. 

En effet, convient-il de rappeler, cette action répond aux préoccupations soulevées par le Sénateur Shé Okitundu, sur la construction de la ville Lumumba, créée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi afin d’honorer le héros national de notre pays, Patrice Emery Lumumba devant les élus des élus du sénat.

Cette délégation est conduite par Chrysostome Ila Ngongo, directeur de cabinet du ministre d’État Alexis Gisaro. En font aussi partie Georges Koshi, secrétaire général de l’ITP; le DG de B.E.A.U, les experts de l’OVD et de l’Office des Routes.

La première phase du projet est lancée et s’ensuivra la phase de réalisation qui fera appel à une mobilisation nationale et internationale des ressources. C’est ainsi que, indique-t-on, selon la disponibilité des ressources, qu’ils vont prioriser les ouvrages à réaliser en commençant notamment par les voies d’accès.

Gilbert Kakonde, DG de BUREAU D’ETUDES D’AMÉNAGEMENT ET D’URBANISME, a fait savoir : « En fait, cette mission s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du plan d’aménagement de la ville de Lumumba ville et vous savez qu’il y a pratiquement une année, sur initiative du gouvernement de la République, injonction du président de la République et intervention expresse du ministre d’État Alexis Gisaro Muvunyi, le B.E.A.U a été chargé d’élaborer le plan local d’aménagement de la ville de Lumumba pour permettre d’inscrire dans le cadre de ce point et d’engager un programme d’action prioritaires qui tend à réaliser et à concrétiser le fait urbain de cette nouvelle ville qui vient d’être créée. »

A la question de savoir qu’est-ce qui sera concrètement fait durant cette mission, le DG de B.E,A .U a répondu en ces mots : «  Concrètement sur Lumumba ville, nous allons visiter et donner l’occasion à toute la délégation qui est composée de l’Office des Routes, l’OVD, du secrétaire général aux ITP et de tous les opérateurs qui sont concernés par la concrétisation de l’aménagement de la ville, de visiter les opérations ultra prioritaires qui doivent être engagées à brève échéance dans le cadre d’une enveloppe globale de financement qui a été évaluée lors de l’élaboration du plan. Donc, on a extrait une partie des opérations ultra prioritaires qui vont être engagées et qui ont été choisies… »

Enfin, au sujet des priorités à faire, il a indiqué que ce n’est pas un secret. «  L’essentiel tourne autour du désenclavement de la ville touristique Lumumba ville, de la réalisation de quelques équipements publics, etc. », a-t-il révélé.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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