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Lugi Gizenga : la famille biologique réclame une autopsie !
Le décès de Lugi Gizenga Lumumba risque d’inviter des gens à la barre ! Sa famille biologique refuse de croire en une mort naturelle et réclame une autopsie pour élucider sa mort.
Dans une lettre adressée au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe et dont copie circule dans les réseaux sociaux, Emmanuel Kuangu Bukaya, oncle maternel de l’illustre disparu, fait connaitre les motivations de la démarche amorcée par sa famille.
Dans cette corresppondance datée du jeudi 04 juin et réceptionnée la même date à l’office du procureur de la République, Emmanuel Kuangu, qui écrit au nom de la famille biologique du défunt, signale que Lugi Gizenga était en bonne santé tous ces temps et que, subitement, il a trouvé la mort dans la nuit de lundi à mardi (lundi 01 juin 2020 à 23h, précise la lettre).
La lettre déclare que la famille biologique suspecte une mort incertaine, « car à notre connaissance, il ne présentait aucun signe de maladie et tout porte à croire que notre frère/fils Lugi n’est pas mort de façon naturelle ».
La lettre précise que « de fortes présomptions d’empoisonnement circulent dans le milieu familial et de son parti politique ».
Emmanuel Kuangu, l’expéditeur de la correspondance, a certifié l’authenticité du document à CONGOPROFOND.NET.
Lugi Gizenga est fils biologique de l’ancien premier ministre de la RDC Antoine Gizenga Fundji, à qui il a succédé à la tête de son parti politique, le Palu, Parti Lumumbiste Unifié.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Sanctions américaines contre Kabila : Jacquemain Shabani évoque « une conséquence logique » après une attente prolongée
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a réagi ce jeudi 30 avril à la décision des États-Unis visant l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que cette sanction constitue « une conséquence logique, même si elle a tardé à venir », accusant l’ex-chef de l’État d’être à l’origine de la déstabilisation du pays.

Washington a inscrit Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO. Les autorités américaines évoquent des liens présumés avec des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo.
La mesure, prise en vertu de l’Executive Order 13413 modifié, prévoit le gel de tous les avoirs de l’ancien président sous juridiction américaine. Elle interdit également toute transaction entre lui et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Ces sanctions renforcent l’isolement financier et diplomatique de Joseph Kabila, dans un contexte politique et sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions autour de la situation dans l’est du pays.
Exaucé Kaya
