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L’UDPS/Kananga éclaboussée dans une sordide affaire de détournement !
Dans une déclaration faite ce jeudi 04 janvier 2024, les présidents sectionnaires (G10) du parti politique Union pour la démocratie et le Progrès Social( UDPS), fédération de Kananga, dans la province du kasaï-central, réclament le changement du présidium de cette formation politique, dans sa quasi-totalité.
_*«Nous constatons que nos biens ont été détournés par les personnes bien identifiées, notamment : le président ad intérim, mandataire du parti Charles KAMUANGA, chargé de l’organisation et implantation Charlie ILUNGA, chargé de l’organisation Willy Kazadi, et le secrétaire exécutif du parti Victor MUKENDI»*_, ont-il confirmé.
En réaction, l’incriminé Charles KAMUANGA dément cette information,m et apporte un éclairage sur les biens reçus par le parti.
_*«Je n’ai rien détourné ! Bien-sûr, le parti a reçu les biens venant du niveau national notamment : 32 motos, apportées par le conseiller du chef de l’état, Rémy Kanku, 122 téléphones, un ordinateur, une imprimante et un moteur ! Et jusque-là je ne sais même pas où serait les motos, car c’était à donner aux points focaux, les téléphones, c’est une autre personne qui a dispatché ! Concernant l’ordinateur et l’imprimante, j’en ai ici»*_, a-t-il démenti.
Pour les présidents sectionnaires (G10), c’est suite à la mauvaise gestion et aux détournements enregistrés lors des échéances électorales de 2023, qu’ils ont jugé bon de solliciter ce changement.
_*«Nous présentons nos inquiétudes et indignations caractérisées par la mauvaise gestion et détournements enregistrés lors des échéances électorales récentes. En effet, notre parti avait mis à notre disposition beaucoup de biens pour le bon déroulement de la campagne électorale et les fonctionnements de nos balles entre parenthèses; les sections; voire même la prime de nos témoins et superviseurs, notamment 200 motos»*_, ont-il fait savoir.
Toutefois, ces présidents sectionnaires précisent que le nombre arrivé était de 200 motos, 87 téléphones Android, 83 ordinateurs portables, 83 imprimante, pièces de pagne pour les dames et la prime.
*Félix MULUMBA KALEMBA/Congoprofond.net*
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
