Sécurité
Lubumbashi : Une école vandalisée dans un affrontement entre deux groupes des jeunes inciviques
Deux groupes des jeunes inciviques se sont affrontés longtemps, dans la journée du jeudi 05 décembre 2024, sur l’avenue de la ferme, au quartier Bongonga, dans la ville Lubumbashi en province du Haut-Katanga. Ces jeunes ont pris d’assaut l’enceinte de l’école catholique La Martine se trouvant sur la même avenue, où ils ont cassé des vitres et des bancs, tout en paralysant les cours et les examens des élèves de l’école primaire.
Dans un constat fait par le reporter de CONGOPROFOND .NET ce vendredi 06 décembre, les dégât matériels restent encore lourds, les vitres de toutes classes sont cassés et d’autres biens de l’école saccagés.
Baba Valentin, chef de la cellule de Bongonga décrie la recrudescence de l’insécurité dans cette contrée de la ville cuprifère et demande aux autorités compétentes de sécuriser cette école qui est souvent victimes des accrochages entre ces groupes des délinquants.
Les responsables de l’école La Martine avaient pris l’initiative de dépêcher la libération des élèves quand ces conflits ont commencé, comme d’habitude ces jeunes gens s’affrontent toujours dans ce quartier, cependant la cause de leurs combats n’est toujours pas connue. D’autres sources sur place renseignent que ces jeunes appartiendraient à deux partis politiques opposés de la place.

Les éléments des forces armées ont interpellé quatres des présumés auteurs des attaques dans la mi-journée de ce vendredi 06 décembre 2024 et les autres sont toujours en fuite. Les enquêtes sont lancées pour arrêter les fugitifs.
Félix MBY/CONGO PROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
