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Lubumbashi : le meeting de Kabila ce vendredi annulé !
Le sénateur à vie et autorité morale du Front Commun pour le Congo(FCC), Joseph Kabila Kabange, poursuit avec sa tournée dans l’espace Grand Katanga. Ce vendredi 18 décembre 2020, il foulera ses pieds à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
« Le comité informe le public que l’arrivée du Président honoraire Joseph Kabila Kabange est maintenue pour ce vendredi 18 décembre 2020 et qu’un programme de rencontres en groupes restreints sera organisé dans le strict respect des mesures barrières telles que recommandées par le comité multisectoriel de lutte contre le coronavirus », dit un communiqué du comité d’accueil parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce mercredi 16 décembre 2020.
En effet, vu l’aggravation de la situation sanitaire avec la résurgence de la deuxième vague du coronavirus en République Démocratique du Congo et dans le souci de protéger la population, le comité d’organisation de l’accueil de Joseph Kabila Kabange porte à la connaissance du public que le programme prévu pour l’accueillir à l’entrée de la ville, la marche avec la population ainsi que le rassemblement à la place de la poste, est annulé.
Le comité d’accueil remercie toutes les organisations politiques et sociales et culturelles ainsi que toute la population valeureuse de la province du Haut-Katanga qui se sont mobilisés pour réserver à Joseph Kabila Kabange un accueil digne de son rang.
Il sied de signaler que tJoseph Kabila Kabange séjourne à Kolwezi, dans la province du Lualaba. À son arrivée, le quatrième Président de l’histoire de la République démocratique du Congo n’était pas moins bavard, sans aborder les questions politiques quelques jours après la chute du bureau Mabunda.
Avec le renforcement des mesures sanitaires prises par la haute hiérarchie du pays le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi et son gouvernement, des observateurs avertis pensent que comme à Kolwezi, le Rais JKK n’abordera pas aussi des questions lors de son séjour à Lubumbashi.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
