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Lubumbashi : Guillaume Ngefa ouvre un dialogue franc avec les magistrats sur les défis et la lutte contre la corruption

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À peine arrivé à Lubumbashi, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a aussitôt engagé un dialogue constructif avec les magistrats de la ville. Cette séance de travail a porté sur l’administration de la justice, les conditions de travail des magistrats et agents judiciaires, ainsi que sur la perception de la corruption dans la chaîne judiciaire.

Les magistrats ont exposé avec franchise les principaux défis auxquels ils sont confrontés au quotidien : manque de moyens matériels et logistiques, insuffisance de formation continue pour magistrats, greffiers, huissiers et secrétaires de parquets, mais aussi conséquences directes de ces lacunes sur l’efficacité et la crédibilité de la justice. Ils ont insisté sur la nécessité d’une répartition équitable des ressources (70 % destinés directement aux magistrats et 30 % aux bureaux administratifs ) afin d’assurer un fonctionnement optimal des juridictions.

Le président d’un syndicat de magistrature a rappelé que ces difficultés constituent des obstacles réels à l’exercice de la justice. Il a plaidé pour un renforcement de la transparence, de l’intégrité et de la discipline au sein de la chaîne judiciaire, tout en soulignant l’urgence de doter le système de moyens adéquats, de formations et d’infrastructures adaptées.

La question sensible de la corruption perçue dans la chaîne judiciaire (impliquant magistrats, greffiers, huissiers, secrétaires de parquets et avocats), a également été abordée. Le ministre a reconnu que cette perception mine la confiance des citoyens et a insisté sur la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces, le renforcement de la formation professionnelle et l’amélioration des conditions de travail, notamment à travers des dotations logistiques, primes et équipements.

En conclusion, le ministre de la Justice a réaffirmé son engagement à soutenir l’État de droit et à promouvoir une justice efficace, indépendante et accessible à tous. Il a appelé à un dialogue permanent et constructif entre son ministère et les magistrats, afin de concrétiser les réformes et de renforcer durablement le système judiciaire en République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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