À la Une
Lubumbashi : Félix Tshisekedi relance la restauration universitaire avec des sacs de « Breakfast » made in Service National
« Un esprit sain dans un corps sain », dit l’adage. Et c’est fort de cette conviction que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a posé un geste fort ce vendredi 26 décembre 2025, en faveur des étudiants de Lubumbashi. Grâce à la production agricole du Service national, des milliers de sacs de farine de maïs, communément appelés « Breakfast », ont été remis à l’Université de Lubumbashi (UNILU) et à l’Institut Supérieur Pédagogique de Lubumbashi (ISP).

Cette dotation symbolique intervient comme un véritable cadeau de fin d’année et un message d’encouragement du Chef de l’État à la communauté estudiantine. Elle traduit également une volonté politique de redonner vie à la restauration universitaire, souvent laissée à l’abandon.
Un geste aux allures de politique sociale
Au-delà de cette dotation, une autre promesse a été faite : la réouverture prochaine des cantines universitaires, une instruction présidentielle que le Service national entend concrétiser.
Ce geste pourrait marquer un tournant dans la manière dont l’État congolais considère sa jeunesse universitaire : non plus comme une charge, mais comme un investissement stratégique.
Représentant le commandant suprême des FARDC, le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a précisé que cette opération s’inscrit dans la vision agricole impulsée par le Chef de l’État depuis l’année dernière. « Cette farine provient des fermes du Service national, exploitées par des jeunes autrefois marginalisés, aujourd’hui réhabilités et formés aux métiers agricoles », a-t-il expliqué.
Des étudiants reconnaissants et pleins d’espoir

Face à ce geste, l’émotion était palpable. Plusieurs étudiants ont salué une initiative historique : « Nous exprimons notre profonde gratitude au Chef de l’État et au Service national. Cette action redonne de la dignité à l’étudiant congolais », a témoigné un représentant étudiant.
Derrière les sacs de farine, une jeunesse transformée

Le Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a rappelé que ces produits ne viennent pas de nulle part. Ils sont issus du travail acharné d’anciens jeunes dits « Kuluna« , aujourd’hui formés, encadrés et utiles à la nation : « Il faut arrêter de dire que ces jeunes ont été envoyés à l’abattoir. La preuve, c’est eux qui produisent désormais ce que nous consommons. Ils sont devenus agriculteurs, éleveurs, bouchers… »
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
