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Lubumbashi : encore des coups de feu ce mardi matin à la prison de Kasapa !
Sous le coup de 4 heures du matin de ce mardi 6 octobre 2020, des tirs nourris d’armes à feu ont été entendus, une fois de plus, à la prison centrale de Kasapa. Difficile de préciser de quoi il est question. Néanmoins, tout donne l’air d’une énième attaque perpétrée par un groupe armé des miliciens.
Des folles rumeurs font déjà état d’un assaut à Lubumbashi des Maï Maï Bakata Katanga.
Et ce sont ces détonnations qui viennent, hélas, de réveiller les habitants de la commune Annexe ce matin.
Notons que le général Smith Changa avait, il y a quelques jours, présidé une causerie morale au camp major Vangu mettant ses troupes en alerte.
Rappelons que la prison de Kasapa, le plus grand centre pénitentiaire de Lubumbashi, vit une vive tension ces derniers temps et une tentative d’évasion a été enregistrée le 25 septembre 2020. Jusque-là les contours de cette tentative restent méconnues.
Rappelons que depuis 1958, date de son inauguration, la prison Kassapa n’aurait pas encore connu de travaux de réhabilitation. Aujourd’hui, sur 40 dortoirs par exemple, seuls 21 fonctionneraient, les autres étant délabrés.
Arthur Tshibang Tambuy(C.P)
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
