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Lubumbashi : 2 morts et 1 blessé dans une série de cambriolages au quartier Bel-Air 2 en 3 jours
La ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, fait face à une montée inquiétante du banditisme urbain. Les premiers jours de l’année 2026 ont été parmi les plus sombres pour le quartier Bel-Air 2, où une série de cambriolages a été signalée.
Dans la nuit du vendredi au samedi 10 janvier, des bandits armés, dont certains en uniforme et cagoulés, ont fait irruption au quartier Bel-Air 2, dans la cellule Kaleja, commune de Kampemba. Ils ont cambriolé une maison en emportant une importante somme d’argent et des biens de valeur. Ce vol systématique, accompagné d’actes de vandalisme, s’est déroulé à quelques mètres d’un sous-ciat de la police, sans aucune intervention.
Alors que les jeunes du quartier s’étaient mobilisés pour opposer une résistance à ces malfrats qui tentaient d’entrer par effraction dans plusieurs maisons d’habitation, l’un d’entre eux a été criblé de balles à la jambe. La victime a été acheminée dans un centre de santé de la place pour des soins. Les habitants de cette contrée racontent que les présumés criminels, dont le nombre avoisinait une dizaine, se donnaient des injonctions de tirer dans la foule de jeunes pour les dissuader.
Des crépitements de balles ont été entendus. Ce cas de cambriolage n’est pas isolé. Dans la nuit du mardi 06 au mercredi 07 janvier, un groupe de présumés bandits munis d’armes à feu a fait incursion au quartier Bel-Air 2, près de l’arrêt de bus La Grâce. Après avoir encerclé le quartier, ils sont entrés par effraction dans une maison où ils ont tué par balle une femme et un jeune homme, puis blessé une petite fille à l’aide d’une arme blanche. Selon les témoignages, ces derniers n’auraient pas reçu la somme d’argent qu’ils exigeaient de cette famille.
Ces meurtres et vols mettent en avant l’implication présumée de certains agents de l’ordre, censés protéger la population et ses biens, dans des actes de cambriolage assortis de violences. Ils interrogent également sur la détention illégale d’armes à feu par des civils qui dictent la loi.
Patient MBY, à Lubumbashi